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Chansons et Slams
leni : Sur ton lopin de terre promise
 Publié le 24/11/14  -  20 commentaires  -  1333 caractères  -  287 lectures    Autres textes du même auteur

Sur la terre promise l'automne a parfois le cœur au crachin.


Sur ton lopin de terre promise



Sur ton lopin de terre promise
Il fait un temps un temps de chien.
Le vent s’engouffre sous ta chemise
L’automne a le cœur au crachin.
Et le pot-au-feu en Ardennes
Fume sur la nappe nappe à carreaux
Il a plu toute la semaine
Tu bois le vin le vin nouveau.

Tu n’as pas la tête au moulin
En attendant une embellie
Tu trimballes ta nostalgie
Et tu regrettes l’été indien.

Le vent s’engouffre sous ta chemise
Tu trouves le ciel bien trop bas.
Dans la grisaille qui s’éternise
Le cafard t’emboîte le pas.
Et le vent le vent chante triste
Dans le bois des grands sapins bleus
Où son archet de violoniste
Te met les larmes les larmes aux yeux.

Tu n’as pas la tête au moulin
En attendant une embellie
Tu trimballes ta nostalgie
Et tu regrettes l’été indien.

Cette semaine sous le ciel bas
Pas de trace dans la clairière
Du vieux sanglier solitaire.
Pas de rencontre au coin du bois.
Sur ton lopin de terre promise
Il fait un temps un temps de chien.
Le vent s’engouffre sous ta chemise
L’automne a le cœur au crachin.

Tu n’as pas la tête au moulin
En attendant une embellie
Tu trimballes ta nostalgie
Et tu regrettes l’été indien.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Purana   
13/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une chanson d'une atmosphère incroyablement pittoresque, joliment écrite et très agréable à lire.
Cette atmosphère est si bien traduite que l'on se sent soi-même transpercé par le vent et l'humidité.
J'adore particulièrement ces deux vers :

" Et le pot au feu en Ardennes
Fume sur la nappe à nappe carreaux"

De magnifiques images : "Le cafard t'emboite le pas" et surtout "L'automne a le cœur au chagrin" renforcée un peu plus loin par "L'automne a le cœur au crachin".

Cela me conduit à une petite cabane douillette où la vie est agréable et paisible avec cette nappe carreaux qui ne va jamais être démodée grâce à un texte comme celui-ci.

Puis ce sont les répétitions des "le vin" et "les larmes" qui m'ont séduisent.

"Tu bois le vin le vin nouveau"
" Te mets les larmes les larmes aux yeux".

Le refrain aux vers courts chante bien ; C'est une belle pose entre les strophes du texte principal.

Puisque l'élément poétique dans une chanson reste toujours très important pour moi, je ne peux qu'admirer la beauté de ce texte.
Ceci est très bien avec ou sans accompagnement musical.

Merci et bravo.

   Michel64   
14/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai bien aimé ce poème chanté qui parle si bien de la nostalgie que fait naître en nous ces jours pluvieux d'automne marquant bien la fin de l'été et nous amenant vers l'hiver et ces jours courts et froids.

Le vers "Fume sur la nappe à nappe carreaux" me paraît bizarre, l'auteur à sûrement voulu écrire : "Fume sur la nappe, la nappe à carreaux" ou "Fume sur la nappe, nappe à carreaux.

Parle t'on ici d'un meunier ? ou est-on dans une variante de l'expression "être au four et au moulin"?
Une belle mélodie là-dessus et voilà une bien belle chanson.

   Hananke   
24/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Superbe texte comme d'habitude chez léni mais comment écouter
la musique ?
Chanson d'atmosphère qui sied bien à la saison.J'aime bien
la répétition des mots importants : temps, nappe, etc...

Dans le bois des grands sapins bleus
Où son archet de violoniste
Te met les larmes les larmes aux yeux.

J'adore cette partie du couplet, entre autres.

   bipol   
24/11/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Leni tu as vraiment ton style si particulier

de nous emmener dans ces terres

cette terre promise

tu fais des textes de chansons en poèmes classique

vivement que ton texte soit mis en musique

bravo à toi

   Francis   
24/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un cœur au diapason des décors monochromes de l'automne. " le vent s'engouffre sous ta chemise" et tu te souviens de l'été indien. Novembre a "le cœur au crachin" et son ciel est si bas ! Je suis sensible aux pleurs du violon, aux décors de la maison : nappe à carreaux, pot-au-feu, la bouteille de vin. Nostalgie partagée !

   Pimpette   
24/11/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Leni

C'est une petite merveille celle là!
ON pourrait avoir une musique,non?
Moi, j'ai enregistré un air d'une chanson de Brassens sur les paroles car j'en avais envie, mais ton texte mérite beaucoup mieux...

C'est totalement poétique...tout est dit, même les plus prosaïques, en images rares et subtiles
J'ai vraiment un coup de foudre...

POur le refrain d'abord!

Mais aussi

"Le vent s’engouffre sous ta chemise
Tu trouves le ciel bien trop bas.
Dans la grisaille qui s’éternise
Le cafard t’emboîte le pas.

ET pi tout...

"PImpy

   PIZZICATO   
28/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bien sûr ce serait un gros mensonge (hihi) de dire que je découvre ce texte. Mais dire que je l'aime beaucoup n'en est pas u n !
Des images superbes, un soupçon de mélancolie engendrée par cette saison. Des vers qui appellent la musique tant la métrique danse. Mais voilà la question ! Parmi les textes de mon Ami Gaston, j'ai du mal à choisir lequel va passer devant les autres pour la mise en musique. Difficile de parler de priorité ; alors, dès qu'une chanson est terminée, nous nous concertons pour choisir la prochaine.
Bravo mon Ami.
Yves

   papipoete   
24/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Ieni; il fait un temps de chien, c'est l'époque où fume sur la table le pot au feu, et réchauffe autour de la table, coeurs et ventres!
Nostalgie d'Automne quand se font normalement les saisons! Ce poème (ponctué) qu'on peut fredonner sur une musique improvisée, semble presque suranné tant l'année qui s'achève, déroula un improbable programme. Mais si je fais un tour dans le passé, ces vers délicats me rappellent bien des souvenirs.
J'aurais aimé écrire les 4 derniers de la 3e strophe (Et le vent le vent...les larmes aux yeux)Que c'est beau!

   Robot   
24/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Même sans musique, c'est agréable à lire et à dire. Autant poème que chanson ce texte parle au lecteur. Tout en lisant, j'imaginais un voyageur dans le bois des grands sapins bleus. J'imaginais le fumet du pot au feu...
Du beau et très bon Leni.

   Curwwod   
24/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quel joili texte Léni. Je ne l'ai pas entendu mis en musique, mais sa lecture effectuée à plusieurs reprises se suffit à elle-même : une tonalité, une musicalité (Yves devait être ravi), une atmosphère bâtie sur l'opposition entre le climat désolant de l'extérieur, dur en dépit de sa beauté et la chaleur, le confort du pot au feu sur la nappe à carreaux. Parmi toutes les belles images et notations poétiques, je l'ai beaucoup aimé ce pot au feu, ainsi que le sanglier qui hiberne dans sa bauge. je ne suis certainement pas le seul...Belle évocation de paysage dont tu réussis à merveille à transcrire l'impact sur le coeur et l'esprit humains avec une délicatesse et une simplicité qui n'appartiennent qu'à toi.

   funambule   
25/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un cliché sans doute (parfois) encore d'actualité... mais qui sent bon la patine du temps, les romans trop rares et toutes ces histoires que l'on se racontait enfants en imaginant la vie de nos grands parents.

Étrangement en parcourant le texte je lui trouve quelque chose de romantique, comme un retour en bouche sachant que la vie simple n'est qu'une apparence, le fantasme nostalgique d'autres temps, d'autres vies... mais que c'est ainsi que l'on aime à regarder les ailleurs. Au bout du compte un exotisme terreux, suspendu entre les éléments.

Combien d'âmes nous parlent entre ces lignes qui naissent à la périphérie des villes, mourant aux premières bâtisses de la suivante.

Voilà ce que m'évoque ce texte qui colle si bien à l'automne.

   Ioledane   
25/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
On se bat parfois toute une vie pour parvenir à sa terre promise ... et pourtant la déconvenue peut être là où on ne l'attendait pas.
Un écrit de bonne facture, qui traduit très bien la solitude et l'amertume accentuées par cet automne dont le coeur est au crachin.
J'ai bien aimé les répétitions dans le deuxième couplet, qui viennent renforcer ce ressenti.

   pieralun   
26/11/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un très beau texte Leni.
Rien à jeter, si je dois mettre en avant ce que j'aime, je mets tous les couplets, ils sont magnifiques: la terre promise, l'image du vent qui s'engouffre, la chaleur du pot-au-feu.....puis,
" le vent le vent chante triste dans le bois des grands sapins bleus" c'est aussi simple que c'est un trait de génie, quand c'est beau comme cela et qu'on ne sait pas dire pourquoi.
Heureusement pour mon ego, le refrain me fait un effet moindre....
J'ai aimé pas mal de tes textes, moins aimé certains que je n'ai pas commentés, mais pour celui là Leni, je t'applaudie à quatre mains.

   Arielle   
28/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De nombreuses images qui me touchent :
"L’automne a le cœur au crachin.
Et le pot-au-feu en Ardennes
Fume sur la nappe nappe à carreaux"
"Tu n’as pas la tête au moulin"
"Le cafard t’emboîte le pas"
et des répétitions qui accentuent l'effet d'accablement que provoque la saison. Du très bon Leni. La musique des mots est au rendez-vous mais il me manque quand même, un peu, la musique que j'aimerais pouvoir fredonner ...

   margueritec   
28/11/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème un brin nostalgique où reviennent comme un leitmotiv "temps de chien", "vent", "crachin" et "ciel bas" donnant ainsi la tonalité.

A cela s'ajoutent des strophes toutes très visuelles. Oui, je "vois" les Ardennes et une vie où malgré la chaleur d'une intimité (" le pot-au-feu en Ardennes / Fume sur la nappe nappe à carreaux", Tu bois le vin le vin nouveau") la tristesse prend le dessus, ("Le cafard t’emboîte le pas"). Les regrets aussi comme l'indique le refrain.

Belle idée l'évocation du "vieux sanglier" qui rappelle l’importance de la chasse en Ardennes et contribue à donner encore plus de présence à ton poème. Évocation qui renvoie également à la métaphore très ancienne de l'amour (qui est le vieux sanglier solitaire ? Quelle rencontre était attendue ?) et enrichit "le lopin de terre promise" d'une autre dimension.

Merci donc Leni pour cette tranche de vie toute d'émotion.

   fugace   
28/11/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Leni,
Il n'y a rien à ajouter aux commentaires précédents. Ce lopin de terre promise, attendu parfois tout au long d'une vie; pour lequel on s'est battu, débattu...
Voici qu'à ce ce jour il sonne triste, avec de la mélancolie. Aboutissement d'une vie à laquelle on a demandé plus, toujours plus.
Et la saison qui se prête à cet automne au coeur crachin! On n'a pas la tête au moulin, on trimballe sa nostalgie de l'été indien...
Comme je me suis retrouvée, trouvée dans mon monde sur ce lopin!Mais j'attends toujours l'embellie, avec le même espoir têtu, tenace.
Merci Leni de nous permettre à chaque fois de nous trouver au plus profond de nous-même.

   Anonyme   
28/11/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
çà c'est un texte que je piges du premier coup. C'est simple et je sais pas pourquoi mais çà me fait du bien. C'est pas intello mais intelligent. On voit que l'auteur, il se branle pas à longueur de journée sur ses malheurs ou ses bonheurs d'ailleur aussi. C'est le texte d'un humain sur cette putain de terre, un texte d'un mec qui aime les gens même s'ils ont pleins de défauts et que plus souvent qu'à leur tours y peuvent te casser les couilles comme de grandes vadrouillee.

le texte d'un mec qui connait la vie et ses tourments climatiques ou autres. merci mon pote.

Et puis quoi merde, moi je trouve qu'y a pas de honte à aimer l'été indien, même celui et peut être surtout celui du Joe Dassin.

   melancolique   
30/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour leni,

Bravo encore une fois. C'est une très belle chanson, légère et au rythme très musical grâce à ces répétitions de mots.

Le refrain est magnifique, et j'aime beaucoup le passage:

"Et le vent le vent chante triste
Dans le bois des grands sapins bleus
Où son archet de violoniste
Te met les larmes les larmes aux yeux."

Merci encore une fois pour cette belle chanson.
Au plaisir de te relire.

   Beaufond   
8/12/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir Leni,


Un petit commentaire pour vos petites chansons toutes douces aux instrumentalisations charmantes. Je suis loin d'en comprendre les paroles mais prends cela comme des impressions, et c'est fort agréable.

J'ai l'impression d'un écho de cette chanson avec « En Galaxie » que vous aviez publiée au début de l'année 2012 (me trompé-je ?) ; alors, me demandé-je : à quand l'album ? L'ai-je manqué ?

   Anonyme   
24/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Eh oui, lil y a des jours avec et des jours sans, et parfois les jours sans ont du mal à passer, ils s'éternisent, et tout doucement la vie agonise sa mélancolie en nous, mais il y a à un moment ou à un autre les jours avec. Il faut dans cette vie savoir avoir de la patience, et garder en mémoire la couleur de "l'été indien".


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