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Chansons et Slams
leni : Temps d'hier
 Publié le 19/05/12  -  13 commentaires  -  1254 caractères  -  214 lectures    Autres textes du même auteur

Cette maladie a un nom : je l'ai oublié.


Temps d'hier



Mélodie orchestration et chant Yves Alba
http://www.aht.li/2798974/Temps_dhier.mp3
(Cliquer sur tracks pour voir les morceaux.)


Temps d’hier vient d’prendre un coup d’vieux
Il est absent il indiffère
Il vit reclus dans sa tanière
Il songe creux il songe creux
L’oubli se glisse entre ses rides
Pour mieux lui buriner le front
Depuis qu’il lui a lâché bride
Son cheval part en déraison

Temps d’hier il perd la mémoire
Sa tête est comme à l’abandon
A-t-il connu des jours de gloire
Quelles furent ses quatre saisons
Maintenant il bat la semelle
Dans la salle des pas perdus
Il salue un tel une telle
Mais il ne les reconnaît plus

Temps d’hier qui as-tu aimé
Par un soir de lune incertaine
Elle était tout en bois d’ébène
C’était dans un petit clandé
Il n’en a pas la souvenance
Son regard flirte à grand lointain
Il n’en a pas la souvenance
Son regard flirte à grand lointain

Temps d’hier il bat la semelle
Dans la salle des pas perdus
Il salue un tel une telle
Mais il ne les reconnaît plus


 
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   melancolique   
19/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Leni,

Joli rythme pour cette chanson, le sujet est touchant et je trouve qu'il est bien traité ici, même la présentation est bien trouvée.

J'aime surtout la partir suivante:

"Temps d’hier il bat la semelle
Dans la salle des pas perdus
Il salue un tel une telle
Mais il ne les reconnaît plus"

Au plaisir de vous relire.

   Arielle   
19/5/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Touchée par ces mots simples qui nous parlent avec pudeur et tendresse d'un de ces aînés comme nous en connaissons tous, de plus ou moins près.
Ce regard qui "flirte à grand lointain", cette façon de saluer ceux qu'il ne reconnait plus, le personnage me semble tellement familier ! Ni pathos, ni fausse note, un portrait qui m'a conquise.

   brabant   
19/5/2012
Bonjour Léni,


Pour te dire que je suis passé, je n'ai pu écouter (donc j'en suis bien certain : savourer) ta chanson ; je ne suis pas sur Facebook. Voir s'effacer de tels souvenirs, qué misère ! Du moins les fraises se sucrent-elles en toutes saisons, sur ce plan, pas d'amnésie pour cette pauvre semelle sans tête pour la chevaucher.

Lol

   Ludi   
19/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est drôle Leni, parce que l'autre jour un p'tit vieux m'a résumé sa vie en me racontant son premier coup de trique (sic) dans un clandé. Alors je me dis que si c'est ça qu'on doit garder, je vais y aller plus souvent. Ça peuplera mes souvenirs quand j'aurai chopé la maladie, puisque j'oublierai plus vite ma femme et mes enfants.
Qu'est-ce que c'est qu'une vie? Qu'est-ce qu'il reste quand on a tout oublié?
Votre chanson le dit bien mieux que tous les laïus intello-philosophiques : il reste un bois d'ébène dans un petit clandé.
Pour respecter la parité, et pour ne fâcher personne, on va dire qu'on y trouve aussi du bois blond.

Pour le reste je retrouve votre fantaisie habituelle, votre façon de parler des choses graves "en chanson". Une dérision qui me plaît beaucoup et derrière laquelle je devine une grande sensibilité, en tout cas un grand talent pour la reproduire.

Concernant le texte lui-même, je trouve les mots et les métaphores peut-être moins inventifs que d'habitude. Sans doute le sujet vous a-t-il inconsciemment un peu bridé vos propres divagations. Mais le résultat reste plus que probant, Leni. D'autant que l'accompagnement musical est de qualité, même si je le trouve un peu trop empreint de la voix nostalgique des années 70. C'est marrant, mais je ne retrouve pas toujours votre fantaisie dans l'interprétation de vos chansons. Mais bon, les goûts musicaux, c'est encore une autre histoire...

Quelques mots justement, font un peu "troubadour"...:
- "souvenance" par exemple, qui je pense n'est plus usité de nos jours dans ce contexte particulier. Alors bon, vous avez peut-être voulu en jouer pour faire plaisir à l'ancien. Dont acte. Mais le voisinage avec "clandé" est un peu décalé. On n'a pas l'impression qu'on parle tout à fait de la même personne.
J'aime beaucoup "la salle des pas perdus" dont vous détournez si bien le cliché, mais justement, sa rime "mais il ne les reconnaît plus" ne lui rend pas tout à fait hommage.

Bon, Leni, il faut bien trouver quelque chose, sinon vous allez nous en chanter une!

Bien cordialement.
Ludi

   Alexandre   
19/5/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut leni ! OK, j'ai enfin réussi à écouter ce temps de hier...
Pas très joyeux mais c'est la vie... du moins la fin de vie pour certains d'entre nous.
Je préfère le premier couplet à ceux qui suivent mais tout se tient...
Bémol, souvenance et clandé n'appartiennent pas vraiment à la même époque, le premier terme cité nous ramenant à Du Bellay et le clandé au rapeur d'aujourd'hui !
Bien aimé aussi l'interprétation...
Du bon leni en conclusion... J'attends la suite !

   Anonyme   
20/5/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La musique douce et lente se marie très bien avec ce texte, où l'on voit cet homme perdu dans sa brume, où la vie ralentit.
Hormis le fait que souvent Alzheimer épargne les souvenirs lointains, cette chanson est toute en pudeur et d'un rythme qui convient très bien au sujet.
(j'ai fait une belle découverte avec plusieurs des morceaux à la suite de cette chanson)

   funambule   
21/5/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un texte à la fois sobre, minimaliste et très romancé. C'est à travers l'inutilité des quelques "essentiels" balayés par les mots, ce retour sur le spectre temporel (ici dans tous ses sens), que l'émotion nait. Pas une simple nostalgie puisque le personnage évoqué a le regard vague, creux de ceux pour qui le vécu coule entre les doigts... sénilité... Elseimer... Ce n'est sans doute pas important. Cet angle d'impuissance, cette "dispersion" de nous mêle un certain malaise à ce qui pourrait sembler être le regret de ne plus "être". Lorsque c'est fait avec cette limpidité, cette clarté évidente, la chanson y trouve ses lettres de noblesses.

La composition et l'interprétation ont ce même souci de minimalisme, tout juste le chant de Yves Alba est à peine trop lyrique... mais j'entends bien le risque qu'il y aurait à descendre un petit cran en dessous. Tout sonne au total comme un classique, pas de surprise mais un ouvrage d'ensemble sensible, finement ciselé qui s'adresse à tous... et surtout ceux qui marchent vers cet inéluctable oubli... de soi... des autres. Pas gai quand même!

   merseger   
23/5/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Léni,

C'est une belle chanson mélancolique pour évoquer les désarrois de ceux qui en perdant leur histoire se sont perdus eux-mêmes. Vous le faites avec pudeur et sensibilité : ni grandiloquence ni pathos, c'est ce qui donne toute sa force émotionnelle à votre texte. Tout est facilement accessible à travers les images et métaphores qui évitent soigneusement un ésotérisme qui serait préjudiciable au sens.
Tout serait à citer mais j'aime particulièrement :

"Dans la salle des pas perdus
Il salue un tel une telle
Mais il ne les reconnaît plus" et

"Elle était tout en bois d’ébène
C’était dans un petit clandé..."
Il n’en a pas la souvenance"

Bravo et merci
Amitiés

   LeopoldPartisan   
25/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
j'aime...Pourquoi ? le rythme, les mots et j'ai surtout pas été écouter l'interprétation. Je suis trop souvent un peu déçu par le côté chanson française. Mais là c'est vraiment une question de goût. Non à la lecture cela me plait tant pour la simplicité que pour la vérité. J'ai pensé à mes maîtres étalons, ici dans ce style très dépouillé Gérard Manset et ma redécouverte de ce début d'année François Béranger. Et puis osez toucher au temps d'hier, voilà qui a de quoi me plaire.

   Pimpette   
9/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Leni

Je retombe sur celui là....

"Il songe creux il songe creux
L’oubli se glisse entre ses rides
Pour mieux lui buriner le front
Depuis qu’il lui a lâché bride
Son cheval part en déraison"

Comme c'est bien toi ces mots là! pour dire des choses très humaines et pas vraiment drôles....mais jamais en mode geignasse..

J'ai aimé le petit clandé comme si quelque chose de très tendre se glissait dans un souvenir de bobinard!

J'aime bien quand tu fais toi-même la musique et que tu chantes...
Aglaémue
Bonsoir toi!

   Francis   
9/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A petits pas, il traverse l'automne de sa vie. Lentement, il quitte ce monde qu'il ne reconnait plus. La mélancolie engendrée par la solitude et la fragilité de sa silhouette interpelle le lecteur. La simplicité du registre lexical, le rythme des vers sont en harmonie avec le personnage. J'ai aimé : " il songe creux...La salle des pas perdus...Il salue un tel, une telle mais il ne les reconnaît plus. "

   fugace   
9/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"L'oubli se glisse entre ses rides pour mieux lui buriner le front".
C'est plus qu'une image. Avec un tel dépouillement, donner aussi forte réalité à cette maladie, c'est du grand art.
Temps d'hier est absent, il indiffère... Et je le ressent serein dans son monde des pas perdus.
La musique d'Yves Alba colle particulièrement bien à ce texte qui bouleverse.
Merci à vous deux pour tout ce que vous savez si bien transmettre, avec tant de justesse.

   Marie-Ange   
22/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Une chanson superbe, paroles, musique, mélodie avec des tonalités, tout comme la voix, une écoute prenante, et surtout très parlante, le temps vient où l'âge avançant nous dépossède.


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