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Chansons et Slams
leni : Toutes les amours sont belles
 Publié le 09/10/14  -  14 commentaires  -  1651 caractères  -  372 lectures    Autres textes du même auteur

Tous les amours sont beaux.


Toutes les amours sont belles



Paroles : Gaston Ligny
Musique, arrangement et chant : Yves Alba

http://www.aht.li/2800067/Toutes_les_amours_sont_belles.mp3


Une nonne en cachette effeuille une marguerite,
Cette fleur interdite dans la cour d’un couvent.
Elle vient de tromper Dieu. Tant mieux dit Aphrodite
La fleur de marguerite répond passionnément.

Tous les amours sont beaux
Vient de dire Isabelle
Toutes les amours sont belles
Vient de dire Isabeau

Tristan dit à Yseult notre légende est belle
Mais nous gardons ma belle un secret entre nous :
Je n’étais pas puceau tu n’étais pas pucelle,
J’aimais tes cheveux d’or j’aimais tes yeux cachou.

Tous les amours sont beaux
Vient de dire Isabelle
Toutes les amours sont belles
Vient de dire Isabeau

Pedrolino pour plaire pour plaire à Colombine
L’invite à quart de lune ils partent à l’île de Sein.
La météo chagrine le vent les déracine
En mer d’Iroise chacun prend le temps comme il vient.

Tous les amours sont beaux
Vient de dire Isabelle
Toutes les amours sont belles
Vient de dire Isabeau

Plantés là ils s’embrassent elle et lui ne font qu’un
Les vagues de la foule les bousculent les malmènent
Elles brisent leurs amarres ils partent à vent qui mène
Et ce vent du hasard choisira leur chemin.

Tous les amours sont beaux
Vient de dire Isabelle
Toutes les amours sont belles
Vient de dire Isabeau


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   leni   
9/10/2014

   Pimpette   
14/10/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je retrouve le charme habituel des poèmes de leni!
C'est terriblement doux sans aucune mièvrerie....pas toujours simple ce genre de mariage que je cherche souvent pour moi même!

Je n'ai pas de musique ce matin mais je reviendrai dans la journée

"Les vagues de la foule les bousculent les malmènent
Elles brisent leurs amarres ils partent à vent qui mène
Et ce vent du hasard choisira leur chemin."

Bon vent à ce singulier couple d'amoureux!

je reviens pour la musique!
Pas déçue du tout!Emballée!

Yves et Toi auraient pu faire carrière dans la zique mais le fait que vous soyez ailleurs que dans le "commercial" vous rend encore plus précieux!
D'ailleurs vous n'êtes guère contestés ici? Et même pas du tout?
Bravo et revenez quand vous voulez!

   bipol   
15/10/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
quelle légèreté ton magnifique texte

et oui Leni comme tu le contes si bien toutes les amours sont belles

tu sais allier si bien le classique et le moderne pour nous le montrer

ton texte est superbe

il est si bien soutenu par la musique d'Yves dont je préfère la version latino

merci aux deux artistes

   Michel64   
9/10/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quel dommage, je n'arrive pas à lancer la musique (que faire)?, mais le texte déjà est très agréable. Je l'imagine chanté façon Brassens.
La répétition "plaire" "plaire" doit probablement être acceptable en le chantant. Je vous fais confiance Léni.
Toutes les références sont glissées en finesse.

J'aurai peut-être remplacé, dans le refrain, "Vient" par "Aime", mais bon…


Bravo

   Francis   
9/10/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ces vers donnent à l'amour une dimension exceptionnelle, magique.
J'en retiens la musicalité, la simplicité, la pureté. J'imagine ce texte récité par deux enfants sur l'estrade, à l'école. J'ai pensé à un autre couple célèbre: Marcel et Édith. Merci pour cet instant féérique qui m'emmena sur l'île de Paul et Virginie, loin de la foule.

   Anonyme   
9/10/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Gaston/leni ! Aphrodite, Tristan et Yseult, Pedrolino et sa Colombine, autant de références à l'Amour avec un grand A interprétées de belle manière par ton complice Yves.
Ayant écouté les deux versions, j'ai un faible pour la latino...
Bravo à tous les deux pour cette nouvelle pépite à ranger dans votre escarcelle déjà bien remplie...

   MonsieurF   
9/10/2014
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Non, non et non...c'est atrocement sirupeux et mièvre ! Ca ressemble à de la mauvaise chanson française des années 80, avec ces rimes catastrophiques ("beau/isabeau" par exemple).

C'est pauvre, c'est fade, et pourtant notre langue a produit Brel, Brassens ou Ferré...

Bref, c'est un drame...

   Louis   
9/10/2014
Le texte retrouve des accents du ménestrel, du troubadour et trouvère pour chanter à nouveau la beauté de l'amour, la beauté de l'amour passion et de tout amour.

Le premier quatrain met en scène une nonne, à qui l'amour d'un homme est refusé, elle n'a le droit d'aimer que son Dieu désincarné ; et pourtant elle effeuille la marguerite. Il rappelle que partout l'amour est transgressif ; il désobéit aux règles, aux lois, aux ordres. L'amour est indissociable de la liberté ; l'amour est anarchiste, il n'a ni dieu ni maître, « elle vient de tromper Dieu ». On remarquera que dans la plupart des romans qui décrivent un pouvoir totalitaire, c'est l'amour qui pousse les personnages à transgresser l'ordre régnant et à le subvertir.
Un peu, beaucoup ? « passionnément » répond la marguerite... Langage fleuri de l'amour.
Mais ce langage est aussi divin. Si, au nom du Dieu chrétien, on prône un ascétisme, il y a le langage des dieux païens, qui ne refusent ni le désir ni l'amour : « Tant mieux répond Aphrodite », Aphrodite qui associe en son nom amour et beauté.

Le refrain dit simplement et élégamment que l'amour est de tout genre, masculin et féminin, « tous les amours sont beaux / Toutes les amours sont belles ».
Il met l'accent sur les noms qui donnent aux personnes une identité dans la beauté, objet de l'amour : « Isabelle ; Isabeau »
« Isabeau » sonne moyenâgeux, et rappelle la filiation du chant d'amour avec les ménestrels et troubadours.
Henri Tachan, avait écrit aussi une chanson qui jouait sur les noms, tous deux féminins, Isabelle, Isabeau :
« Ah ! belle Isabelle,
Belle Isabeau,
Vous êtes si belle,
Je n'suis pas beau »
( Le menuet d'Isabelle)
«  vient de dire Isabelle ; vient de dire Isabeau » :
leur langage est d'amour, à celles qui ont une identité dans le beau.

Le deuxième quatrain évoque Tristan et Yseult, et leur amour passion. Ils révèlent : « Je n'étais pas puceau tu n'étais pas pucelle » : leur amour n'était pas platonique. Tout amour s'enracine dans la pulsion sexuelle, bien que l'amour s'élève au-dessus de la sexualité et ne se confonde pas avec elle. L'amour vient des profondeurs du corps ( dont l'esprit fait partie ), il ne tombe pas du ciel.

Le troisième quatrain, lui, évoque la Commedia dell'arte et les personnages de Pedrolino et Colombine.
Le couple amoureux est placé dans le monde contemporain, et indique que si leurs amours étaient belles autrefois, elles le restent aujourd'hui.
Pedrolino et Colombine sont les figures du couple amoureux de toujours.
Pedrolino invite Colombine «  à quart de lune », Pedrolino reste un Pierrot lunaire, rêveur et sensible. Il l'invite à « l'île de Sein » : l'île dite « du bout du monde ». Ensemble, ils iront au bout du monde, et au bout des corps désirants, le nom de l'île est homonyme du sein féminin.
Entre l'île de Sein et celle d'Ouessant, d'îles en îles, ils navigueront en mer d'Iroise, la mer des tempêtes et de tous les dangers, où ils devront affronter tous les récifs et les écueils. Ils affronteront la météo de la vie, « la météo chagrine le vent les déracine ». Ils l'affronteront à deux. L'amour les embarque ; l'amour est une dérive, à deux. Le vent fou qui les emporte les « déracine », les pousse à sortir d'eux-mêmes pour se retrouver dans l'autre aimé. Le vent contraire et tous les écueils, et tous les obstacles, ne peuvent que renforcer le lien amoureux.
Ici, ce n'est pas l'éloignement l'un de l'autre provoqué par les obstacles à l'union amoureuse qui exalte l'amour, comme dans Tristan et Yseult ou Juliette et Roméo, mais c'est l'être ensemble, ensemble contre tout obstacle, c'est lui qui renforce l'union.
Un union fusionnelle, précise le dernier quatrain : « elle et lui ne font qu'un ». La mer d'Iroise, au joli nom, n'était que métaphorique, bien sûr ; une autre métaphore de la mer est celle de la foule et de ses vagues : « les vagues de la foule les bousculent les malmènent ». La foule est cet ensemble anonyme, où une goutte d'eau ressemble à une goutte d'eau, où les gouttes d'eau sont interchangeables ; un ensemble sans « Je », sans « tu », phénomène contemporain de « masse », mais au sein de la foule, un « Je » a trouvé un « tu », un « je », un « moi » n'existe que parce qu'il y a « tu », un « toi », un toi aimant ; et un « tu » n'existe que par le « je ». Chacun n'existe pleinement que par la relation à l'autre, que par la relation d'amour.
« Je » et « tu » iront en île, l'île image symbole de la solitude, de la solitude ici à deux qui ne font qu'un. Un île au milieu de la foule, un îlot où deux êtres se détachent de l'anonymat impersonnel par leur amour qui les fait être.
Ils suivent un chemin « de hasard », là où les pousse le vent, une chemin d'aventures.
L'amour est beau, en ce qu'il est une liberté, une aventure, un avènement à la pleine existence, tant il est vrai que l'on existe que par l'autre.

On a fait bien des reproches à l'amour passion, à l'amour fou, et pour certains justifiés, mais ce poème, cette chanson s'élève contre l'amour affadi, s'inscrit dans l'héritage des troubadours et ménestrels. Il ne chante pas le seul amour passion : il clame que « toutes les amours sont belles », même quand certaines d'entre elles finissent tragiquement. L'amour est une aventure, il comporte ces risques, il comporte ces dangers qu'ont abondamment illustrés les grands mythes sur l'amour. Le texte nous dit : malgré tout, l'amour est la chose la plus belle.
Il nous le dit avec simplicité, mais sans simplisme ; il nous le dit avec charme et musicalité.

Bravo Leni. Bravo Yves pour la musique.

   Anonyme   
10/10/2014
Salut Leni

Dans cet hymne aux amours, tu revisites quelques unes des plus connues.
Un petit clin d’œil à la marguerite de Brassens pour se mettre en bouche et tu nous invites recta dans l'intimité de Tristan et d'Yseult.

Au troisième couplet tu invites Colombine et Pedrolino a oublier un temps les charmes lénifiants de l'Italie pour ceux, plus roboratifs, de la mer d'Iroise. Dont Kersauzon estime,à juste titre, qu'elle bénéficie de la plus belle lumière qui soit au monde.

Merci à vous, Léni et Pizzicato

   Robot   
10/10/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Leni,
Je prends le train en route...
J'ai tout de suite pensé à la petite marguerite de Brassens. Et je suppose que la coïncidence n'est pas fortuite, qu'il s'agit d'un clin d’œil hommage.
La musique s'accorde toujours aussi bien à un texte qui retourne à la source de l'amour courtois mais déjà libéré sous-jacent dans le poème.

   funambule   
11/10/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Marrant comme ça sonne renaissance (je sais j'y étais pas) avec ce son "clavecinesque" tout en étant très moderne... pis avec un rythme quasi disco. Curieux mélange, étrange et inventif et surtout très réussi. La mélodie semble (le refrain surtout) subtilisée à un ménestrel qui aurait pris la mauvaise porte temporelle. Est-ce (justement) le refrain, simple, inspirant, efficace qui aurait tout déclenché ou la faculté de Yves à "sentir" le devenir des mots, les accompagner à bon port tout en saupoudrant le chemin d'inattendu ? Gas... oups Leni s'amuse à jouer des assonances sans se départir de la rigueur du sens, de poésie et de références. C'est tout beau, tout joli et rondement mené tant en texte qu'en musique. J'adhère à l'o.m.p.i (objet musical partiellement identifié).

   melancolique   
12/10/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Leni,

J'ai lu le texte de cette chanson et je l'ai écouté en musique, et je pense que c'est vraiment réussi. C'est léger et doux, et comme d'habitude j'aime beaucoup. Tu as vraiment du talent, bravo.

Mes passages préférés sont:
"La météo chagrine le vent les déracine
En mer d’Iroise chacun prend le temps comme il vient."

Et

"Plantés là ils s’embrassent elle et lui ne font qu’un
Les vagues de la foule les bousculent les malmènent
Elles brisent leurs amarres ils partent à vent qui mène
Et ce vent du hasard choisira leur chemin."

Merci pour cet agréable moment.
Et au plaisir de vous relire.

   margueritec   
14/10/2014
Commentaire modéré

   margueritec   
15/10/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour leni,

Cette chanson est une fort jolie ballade de troubadours ou de trouvères : elle décrit quatre situations d'amours qui sont belles, certaines historiques et connues.

J'ai un petit coup de coeur pour le dernier quatrain où les amants partent au hasard du "vent qui mène".

Je ne peux m'empêcher de penser à la chanson d'Anne Sylvestre "Lazare et Cécile" : https://www.youtube.com/watch?v=cIiKatXLKqo

J'ai bien apprécié les deux mises en musique. Chapeau bas les Artistes.

margueritec

   senglar   
21/10/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Salut Léni et bonjour à Yves,


J'aime l'audace savamment entretenue de ce
"Tous les amours sont beaux
...
Toutes les amours ont belles
..."
où tu prends à rebours Isabelle et Isabeau :)

La vague ici écume de culture.


Suis dès lors comme une huitre qui aurait la frite !

Lol :)))


brabant


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