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Poésie libre
SoulStalkerNow : Le chérubin dépressif
 Publié le 12/12/18  -  7 commentaires  -  1076 caractères  -  197 lectures    Autres textes du même auteur

On peut en apprendre plus sur quelqu'un en une heure de jeu qu'en une année de conversation. Le souci, c'est que je n'ai jamais eu personne avec qui jouer. Je n'ai pas eu le choix. J'ai dû prendre la parole, et courir ainsi le risque ou d'attendrir, ou d'ennuyer l'autre. Je suis au moins sûr de n'avoir blessé personne.


Le chérubin dépressif



Je suis le poison de milliers d'hommes,
Je suis le fléau de milliers de mondes,
Je suis une étoile vagabonde, malmenée
Par les vents rancuniers de l’amnésie.

Ma collection de soleils vermeils
Fait chanceler l'empire de mes frénésies morbides,
Et l'écho de ma solitude millénaire se perd
Dans le mystère d'une nuit veuve et racornie.

Ensorceleur horrifié, artifice de misère et d'éloquence,
J’ai écrit ma légende avec les menstrues du Soleil
Pour que meurent les dieux et vivent les hommes.

Du génie lyrique la fragile étincelle
A jadis illuminé ma frimousse éternelle
Et capturé de mon esprit les ténébreuses ritournelles.

Mais aucun diadème pour orner la crinière orpheline
De celui dont le Ciel ne veut guère savoir le sort,
Ni l'Enfer accueillir en ses mornes légions.

Voilà que se fane la triste fleur de mon orgueil,
Que gémissent l'azur et l'abîme en une formidable élégie,
Car la plume de l'ange poète a bu l'encre noire de la mélancolie.


 
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   Provencao   
28/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Du génie lyrique la fragile étincelle
A jadis illuminé ma frimousse éternelle
Et capturées de mon esprit les ténébreuses ritournelles."

Subtils vers, j'y ai trouvé un point de non retour, avec cette ambiguïté qui est au cœur de cette souffrance, où la même idée désigne un état naturel qui ne peut être que désordre.

J'ai beaucoup aimé dans votre poésie libre cette sécession vis-à-vis du monde. Comme si le réel se présentait à vous sous la forme d'un dehors auquel vous n'adhérez plus.

Starobinski a écrit ceci qui pourrait être un résumé de votre poésie en quelque sorte:
« L’individu ne respire librement qu’au moment où il ne peut plus être rejoint »

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Corto   
28/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Face au "Chérubin dépressif" il serait trop facile d'opposer le "Séraphin enthousiaste". D'autant qu'ici le dernier vers clarifie la situation: "l'ange poète a bu l'encre noire de la mélancolie."
Par contre les images utilisées sont parfois difficiles à comprendre. Oui pour "Je suis le fléau de milliers de mondes" mais que penser de "J’ai écrit ma légende avec les menstrues du Soleil"?
On comprend la dichotomie voire le combat intérieur avec: "Ma collection de soleils vermeils Fait chanceler l'empire de mes frénésies morbides".
On est rassuré par: "Du génie lyrique la fragile étincelle
A jadis illuminé ma frimousse éternelle"
Au total voici un poème exigeant, parfois difficile, mais dont on devine qu'il relève d'une fulgurance bienvenue au milieu d'une souffrance dont on veut dire les maux.

   papipoete   
12/12/2018
bonjour SoulStalkerNow
Votre poème colle bien à votre pseudo, juste un brin complexe pour le non intellectuel que je suis !
J'ai cru comprendre que ce chérubin n'eut ni frère ni soeur, et que la vie d'enfant tout seul, ne s'annonçait pas sous les meilleurs augures !
Maxime chantait " toi le frère que je n'ai jamais su ... " et sa chanson coulait si claire à mes oreilles ; votre texte ( très bien écrit ) est pour moi un puzzle dont je n'arrive pas à assembler les pièces !
Il se trouvera des lecteurs pour le savourer .

   PIZZICATO   
12/12/2018
Un texte sybillin dont l'écriture ampoulée - ce n'est que mon avis - m'a gêné.

L'exergue, ainsi que le premier quatrain me donneraient à penser qu'il s'agit de la parole, et des mots.

Mais la suite me plonge dans une intense perplexité.
Ou alors le narrateur se substitue à quelqu'un d'autre ?

Les trois derniers tercets m'ont même fait penser à Rimbaud....

Je reste sur mon questionnement et ne mets aucune appréciation.

   Vincente   
16/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai été séduit par la flamme, ondoyante grâce à un souffle certain. Mais de certitude, point d'autre ne m'a rejoint. En fait, je n'ai pas compris où vous nous emmeniez. J'ai vu un beau feu d'artifices, des images difficiles à rapprocher d'une réalité ou d'un fil narratif, et je suis arrivé au beau vers final "Car la plume de l'ange poète a bu l'encre noire de la mélancolie." qui n'a pu me répondre et m'a ainsi laissé dubitatif. J'ai relu l'incipit pour chercher à dénicher quelques informations, mais rien ne m'a éclairé.
Parfois des textes sibyllins sont forts malgré leur hermétisme, mais ils se doivent alors d'être concis, épurés. Quand un flot assez abondant et lyrique se déverse, il est essentiel que ce soit pour une bonne raison, sinon ils risquent fort de noyer le lecteur.

   Queribus   
14/12/2018
Bonjour,

J'avoue que j'ai été plutôt déconcerté par ce texte qui,, s'il comporte, par ailleurs, de belles images poétiques, me semble se noyer dans l'hermétisme et même la préciosité. Personnellement, je préfère les textes plus courts où l'on comprend tout en une lecture.

Je m'abstiens donc de donner un avis.

   embellie   
16/12/2018
Commentaire modéré

   lucilius   
15/12/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Entre le titre et l'incipit, ce texte très empesé, aux expressions parfois grandiloquentes, me submerge et me laisse au bord du gouffre de l'incompréhension. D'autres, pour les mêmes raisons, commentent mais s'abstiennent d'apprécier. C'est leur choix, pas le mien.

   SoulStalkerNow   
16/12/2018
Commentaire modéré


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