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Poésie classique
sympa : À l'encre invisible
 Publié le 15/05/19  -  24 commentaires  -  825 caractères  -  281 lectures    Autres textes du même auteur

Si le masque tombait....


À l'encre invisible



N'allez pas vous hâter de juger sans connaître,
Le rire est un miroir aux reflets incertains :
S'il peut être le jeu de parfaits cabotins,
Il sait dissimuler l'angoisse et le mal-être.

Cessez-donc de clamer « c'est une sans-soucis » !
Je suis de l'iceberg la partie immergée :
Le spleen et les regrets dont je suis affligée,
Je les cache au travers de mes yeux adoucis.

Je range chaque soir avec délicatesse
Mon costume de clown et son masque seyant,
Aussi, j'offre mes pleurs à mon lit bienveillant,
L'unique confident de mes nuits de tristesse.

Jamais vous ne saurez la teneur de mes maux :
Mon encre est invisible et ma plume s'efface,
Je m'en vais me coucher, j'ôte ma carapace,
Et seule, je m'abîme en des rêves nouveaux.


 
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   Anje   
16/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Classique.
A l'encre invisible ou secret de clown ? On en connait tous de ces gens chanceux d'une bonne humeur souveraine, qui semblent n'avoir jamais de problème, sur qui l'on peut compter. Mais que sait-on réellement de cette façade ?
La forme classique me semble parfaitement respectée aussi me permettrai-je quelque chipoterie. Six apparitions du verbe être dans les sept premiers vers font comme un coucou qui sort et entre d'une horloge. Aux hémistiches, on entend parfois un écho (souvent en é) qui gagnerait sans doute à se faire silencieux.
Mais ce n'est que l'image "au travers de mes yeux adoucis" par une agréable lecture qui m'a fait séduit dès son deuxième alexandrin "Le rire est un miroir aux reflets incertains".
Anje en EL

   embellie   
21/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup ce poème, qui paraît être autobiographique, autant pour le fond que pour la forme irréprochable. L'auteure nous met en garde contre les apparences trompeuses. Elle s'adresse directement aux lecteurs : "N'allez pas vous hâter..." - "Cessez donc de clamer... - " Jamais vous ne saurez..." et ce rapprochement favorise l'empathie. Avec pudeur, délicatesse, elle nous confie ses états-d'âme. Sur un ton confidentiel elle nous fait complices de l'intimité de ses sentiments, elle nous parle comme à des amis intimes.
Les alexandrins sont de bonne facture, tous bien cadencés. La césure après la 6ème syllabe permet un rythme sans faille, du début à la fin, ce qui n'est pas toujours le cas chez des poètes amateurs. Très agréable lecture.

   lucilius   
21/4/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Ce masque qui tombe est bien pudique. J'aurais aimé plus de tempérament dans cette desquamation nocturne après ce rangement de costume qui déshabille plus qu'il ne vêt.
Sur la forme je ne m'épanche jamais.

   Hananke   
25/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Un très beau texte classique sur la double personnalité du clown.
Une double personnalité que la tradition nous impose mais
qu'en est-il vraiment ?
Il doit y avoir des clowns tristes ou gais, cette tradition n'est-elle pas
un mythe ?
Toujours est-il que c'est un beau texte qui rend bien compte de cette
double originalité.
De beau vers :
Je les cache au travers de mes yeux adoucis
L'unique confident de mes nuits de tristesse.
Et seule, je m'abîme en des rêves nouveaux.

Entre autres.

   Zorino   
15/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Sympa,

Je pense que tout un chacun pourra se reconnaitre dans vos mots / maux. Me concernant, je connais très peu de gens (pour ne pas dire personne) qui ne pourrait écrire un roman sur ses propres souffrances même si parfois, certains ont cette fichue tendance à exagérer le moindre petit bobo, histoire de devenir le centre d'attention auprès des leurs ou de leurs amis.

J'ai en tout cas trouvé dans vos 4 quatrains une belle manière d'exprimer ce cri intérieur sans pour autant tomber dans l'excès ou le larmoyant.
Le rire qui sonne comme un hurlement ; la nonchalance qui cache de l'anxiété ; le masque qui tombe une fois seul.e et pour finir, le coucher douloureux où les larmes sont une forme de purge.

J'ai beaucoup apprécié ce vers :
"Mon encre est invisible et ma plume s'efface"

J'ai aimé votre poème.
Merci pour le partage

PS : pardonnez mon ignorance mais en classique, les rimes "ain / in" sont-elles tolérées ? Si oui, je tombe des nues car j'étais persuadé que dans cette catégorie où il faut une certaine initiation, en plus d’être riches les rimes devaient être également identiques à l'écrit. Ex : matin / satin"

   Mokhtar   
15/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cacher son mal-être est une courtoisie, une forme d’élégance, de politesse. Qui implique de singer les enjoués, pour ne pas polluer l’ambiance.

« Le rire est un miroir aux reflets incertains ». Ne pas s’y fier. Très joli vers.

La carapace et le masque de clown sont peut-être un peu redondants.

Belle réussite que ce poème sans chichis, clair, bien articulé et qui séduit dès la première lecture.

   hersen   
15/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Chacun s'enfonce dans ses rêves nouveaux, le masque est pour tout le monde, je pense, à des degrés divers.

car peut-on tout montrer, tout dire ? Une part de plombé reste scellée.
je ne sais si c'est bien, si c'est mal, et tu es sage : tu ne donnes pas de réponse !

Une lecture très fluide, des mots qui peut-être ont la prudence de rester en dehors de l'émotionnel. Chacun peut y mettre son masque, ou choisir de l'enlever.

merci pour la lecture !

   Davide   
15/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour sympa,

Un sujet touchant exprimé avec la tendresse et le regard qu'il faut.
Si le "costume de clown" n'est pas nouveau pour évoquer "le spleen" caché derrière le "rire", il a le prestige d'habiller un poème sans fard écrit à fleur de cœur.

Comme nous sommes en classique, je me permets de relever la rime "maux" / "nouveaux", peu chantante, d'autant plus en conclusion du poème. C'est vraiment regrettable !

Quelques vers convenus, ou presque, mais d'autres somptueux, dont ceux-ci :
"Aussi, j'offre mes pleurs à mon lit bienveillant,
L'unique confident de mes nuits de tristesse."

Et mon préféré, en écho avec le titre :
"Mon encre est invisible et ma plume s'efface"

Un beau moment de lecture,

Merci du partage,

Davide

   Vincente   
15/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'élégante discrétion vient avouer dans ce texte l'omniprésence d'un mal-être masqué. En cherchant à lever ce masque par les vers révélateurs du poème, le narrateur montre une certaine audace, en un geste salutaire par une voie autre que celle de son "lit bienveillant".

Si l'encre est invisible, la volonté d'écrire qui n'allait pas jusqu'à se montrer, ce "ma plume s'efface", a avec cette dernière tentative, ce poème, malgré tout choisi de marquer... le lecteur, l'autre qui regarde et qui désormais saura. La "carapace" était avant cet aveux un exosquelette pour vivre en société, il sera dorénavant juste une peau, un drap de protection. Une étape est donc franchie.

J'ai trouvé très adroite l'expression de cette intention. Je n'ai aucun avis sur la prosodie, à part le fait que la lecture est agréable et la facture classique judicieuse pour apporter sa part de maîtrise à l'habillement de la personnalité du sujet.

   papipoete   
15/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour sympa
comme je le disais récemment à un poète " vous m'avez piqué mon idée, c'est moi qui devais évoquer ce clown qui rit toujours, n'est jamais triste !"
Je plaisante car vous parlez du sujet avec force délicatesse, quand il retire " son masque seyant " sous lequel il arrive qu'un chagrin soit collé !
En fait, voilà une femme sans souci, que rien ne peut rendre amère, encore moins triste, elle ne connait ni le spleen ni les regrets ; elle laisse cela aux grincheux !
NB mais le soir venu, elle ôte sa seconde peau, et confie son visage à son oreiller ; lui, sait que sa maîtresse est comme tout un chacun, mais en pleine lumière il ne faut rien laisser paraître ; sourire aux clients, au chef épieur, à la caméra qui filme chaque instant de la vie !
La 3e strophe est ma préférée, " la femme Chocolat " du cirque...
Sur ces fameux alexandrins, je vous laisse en vous disant " pleurez si vous le voulez... "

   taha   
16/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un classique où l'on ne lit pas un seul vers qui soit laborieux, on s'y arrête. Le chagrin, la douleur ne s'arborent pas. SYMPA, votre clown, ne porte le masque, que pour s'être tenu à cette règle.
Tous ceux qui, par fierté, accusent les coups du sort sans ciller, pour qui "Gémir, pleurer, prier est également lâche."sont ce clown...il me semble.
Mon encre est invisible et ma plume s'efface... SUPERBE.

   senglar   
15/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour sympa,


La réalité de beaucoup dite avec retenue, avec sincérité aussi. malheureusement si aux pleurs libérateurs succèdent "des rêves nouveaux" il y a de fortes chances pour que ceux-ci restent à l'état de rêves d'autant plus que l'encre des maux est invisible et que la plume s'efface. Il y a de fortes chances pour qu'au petit matin on remette le masque pour la jouer Commedia parmi d'autres clowns.

Désespérément séduisante votre poésie, d'une certaine façon sereine. Résignée. On ne dérape pas ici.

Une certaine forme de sagesse. Et pourquoi pas après tout... La mélancolie est aussi une ataraxie.


senglar

   Cristale   
15/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est exprimé, simplement, un peu trop simplement pour moi mais je reconnais l'efficacité du langage accessible dans l'immédiateté lorsque le sujet touche le Moi profond.

Ici, dire
"Le spleen et les regrets dont je suis affligée,
Je les cache au travers de mes yeux adoucis."

"Aussi, j'offre mes pleurs à mon lit bienveillant,
L'unique confident de mes nuits de tristesse."

Jamais vous ne saurez la teneur de mes maux :
Mon encre est invisible et ma plume s'efface,"

C'est tout dire avec le silence des mots où d'autres se reconnaîtront sans doute.
"L'humour est la politesse la plus raffinée du désespoir" disait Jacques Salomé.

Ce poème prégnant en est un fleuron.

Techniquement, j'aime un peu plus de recherche concernant la richesse des images et du vocabulaire mais si la narratrice préfère la simplicité, c'est son bon droit.

Un joli poème et un joli travail sur les rimes qui rehaussera ma note.

Merci Sympa.
Cristale

   LenineBosquet   
15/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Sympa,
Voici pour moi un bon poème classique. Ici point de tarabiscotage mais une fluidité qui renforce l'impression de simplicité et de facilité. Alors qu'on sait bien qu'il est difficile d'écrire en classique, on ne remarque pas ici le labeur, bravo.
J'aurais mis "seule" au dernier vers entre 2 virgules pour en souligner le sens.
J'ai beaucoup aimé le vers 2 qui donne envie de lire la suite.
Et j'ai maintenant compris que vous êtes une femme.

   Donaldo75   
15/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour sympa,

J'ai trouvé ce poème très réussi, avec un petit goût d'artisanat à l'ancienne, sans artifices inutiles mais avec de jolies images et surtout une tonalité.

"N'allez pas vous hâter de juger sans connaître,
Le rire est un miroir aux reflets incertains :
S'il peut être le jeu de parfaits cabotins,
Il sait dissimuler l'angoisse et le mal-être."

Ce quatrain d'entrée donne la mesure, le ton et tout le poème coule simplement à la lecture, en douceur.

J'ai beaucoup aimé.

Merci.

Donaldo

   Lebarde   
15/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Voilà un poème classique superbement écrit tout en simplicité pudeur et sincérité .
Paraître ou être. Dans notre monde actuel l’apparence est élevée en culte. Comment y échapper mais derrière le masque il faut toujours gérer les sentiments et les ressentis intimes qu’il est toujours difficiles de dévoiler.
J’ai beaucoup aimé. Les mots sont bien choisis, les images adaptées au thème qui concerne tout le monde et pas seulement les clowns tristes dont le métier est de faire rire.

Très belle écriture que j’apprécie énormément
Merci
Lebarde

   PIZZICATO   
15/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" N'allez pas vous hâter de juger sans connaître,
Le rire est un miroir aux reflets incertains ". L'entame situe d'emblée l'esprit de cette poésie.

Une écriture limpide, de beaux alexandrins et des images précises pour dire que le mal-être sait être discret.
" Le spleen et les regrets dont je suis affligée,
Je les cache au travers de mes yeux adoucis. "

" Aussi, j'offre mes pleurs à mon lit bienveillant,
L'unique confident de mes nuits de tristesse."

Un aveu tout en délicatesse.
J'ai beaucoup aimé.

   poldutor   
16/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Sympa
Voila une belle poésie pleine de confidences tout en pudeur. Je ne suis pas sûr qu’il s’agisse d’un(e) clown, je pencherai plutôt pour une femme triste et solitaire faisant contre mauvaise fortune bon cœur et cachant ses véritables sentiments sous ce quelle appelle par commisération le masque d’un clown.
Poésie bien écrite, élégante, c’est beau.
Cordialement.

   Vincendix   
16/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Sympa,
De la lumière artificielle à la réalité de l’ombre, ce poème exprime parfaitement cette dualité qui affecte celles et ceux qui vivent dans la solitude, physique et morale mais parfois seulement morale. Les apparences sont trompeuses, la sourire et la joie en plein jour se transforment en tristesse et en pleurs la nuit.
On retrouve aussi une dualité dans l’écriture, avec des mots relativement simples, ces vers ont une réelle force expressive.
Vincent

   Robot   
17/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Nous en avons eu déjà des textes sur le clown forcément triste. Mais celui-ci me paraît bien différent de ce que j'ai déjà pu lire. Il me semble plus nous parler de l'apparence que chacun peut offrir pour masquer une émotion. Le voile de pudeur que l'on met entre soi et les autres.
Au travers du masque clownesque, c'est de la réalité cachée des sentiments recouverts en surface dont le poème nous parle.

Je trouve que le dernier vers tombe un peu à plat comme conclusion. J'aurais vu quelque chose de plus fort, de plus tranché.

   STEPHANIE90   
17/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Sympa,

de l'encre pas si invisible que ça, tout en pudeur le clown se dévoile derrière ces reflets incertains et ces jeux de parfaits cabotins. J'aime les clowns.

Ma partie préférée est dans votre deuxième strophe :
"Je suis de l'iceberg la partie immergée :
Le spleen et les regrets dont je suis affligée,
Je les cache au travers de mes yeux adoucis."

merci pour le partage,

StéphaNIe

   Curwwod   
18/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un bien beau texte qui, est-ce une réalité sincère auquel cas je vous plains beaucoup ?, exprime la dualité de l'être sensible opposé à l'être social. C'est le thème du clown triste pour lequel le contraste entre la fonction et la sensibilité intime constitue ene sorte de drame. C'est une confession bien formulée avec des accents sincères et déchirés qui ne manquent pas de toucher. L'entame qui comme la morale d'une fable met en garde contre la tyranie des apparences donne à l'ensemble une valeur universelle indiscutable.

   TheDreamer   
18/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Porter un masque. Travestir son visage pour protéger sa fragilité. Un poème sous forme de confidence pour dire que chacun n'est pas forcément ce qu'il paraît être au premier abord.

Nos sociétés modernes abiment les individus (surtout les plus fragiles) et ne laissent que peu de place au dévoilement de la moindre faiblesse. Il faut être fort, confiant, volontaire, heureux, joyeux, prêt à tout, individualiste qu'importe ce que l'on cache en soi, surtout ne pas l'afficher. Porter son masque de gaieté même si en-dessous au près de la chair l'on souffre.

Merci.

   Gabrielle   
20/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Ce texte m'en rappelle un autre intitulé "Le clown triste".

Ici, l'auteur met l'accent sur le "moi" profond et sur les états d'âme, invisibles mais cependant présents.

L'auteur interroge sur les coulisses des sentiments qui touchent l'âme et qui, malgré la présence d'un sourire, amènent la tristesse du coeur.

Un texte finement mené qui renvoie sur la nécessité d'afficher, en société, un sourire plutôt qu'une mine triste et sur la dictature de l'apparat.
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