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Poésie classique
sympa : Les amants
 Publié le 05/10/19  -  18 commentaires  -  809 caractères  -  201 lectures    Autres textes du même auteur

Odelette à l'amour.


Les amants



Une arcade de branches
Sur un bassin dormant
Abrite les dimanches
La maîtresse et l'amant.

Le banc qui les accueille,
Siège de l'abandon,
Ne retient ni la feuille,
La brume ou le chardon.

Et l'amour vagabonde
Sur les bords enchanteurs
Au doux reflet de l'onde
Et des riches senteurs.

Vertige de caresses
Et regards langoureux
Succèdent aux promesses
D'un avenir heureux.

Mais le soleil décline
Et Cupidon s'endort :
Ils vont l'âme chagrine
Quitter leur doux confort.

Une brève escapade,
Un amour à bâtir,
Son épouse malade
Le presse à repartir.

Ils marchent en silence
Sur leur triste chemin :
Allez, belle romance,
À dimanche prochain...


 
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   Anje   
18/9/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ah les amants sur les bancs publics ! Légitimes ou pas, l'amour les accompagne toujours. Ici, il semble être celui d'un joli petit couple qui débute (promesses d'un avenir) mais c'est en réalité, la fin le dévoile, un couple dont au moins lui (son épouse malade), est déjà en couple ailleurs.

Des vers très courts qui filent à la vitesse d'un rendez-vous charmant et trop court.

Morale, fidélité... le sujet n'est pas là, le tableau m'a plu. Une belle odelette qui ne casse pas d'oeuf. A dimanche prochain !

Anje en EL

   Gabrielle   
24/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Une très jolie odelette contant un amour...

Le décor est charmant, propice.

La description qui en est faite accompagne le couple dans cette journée de rendez-vous amoureux.

Une lecture agréable.

Bien à vous.

   Hananke   
24/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

J'aime bien cette petite et jolie odelette façon Gérard de Nerval.

Tout est beau tout est rose et tout à coup l'auteur nous livre
la vérité : une épouse malade que l'on ne peut abandonner effondre
la romance qui se perpétuera mais sans issue.

Oui, triste finalement mais bien joliment raconté avec ce soleil qui décline et Cupidon qui s'endort.

Hananke en E.L.

   Corto   
24/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien
L'exergue est bien imaginé avec "Odelette à l'amour".

Sur le fond les trois premières strophes posent bien le décor et ouvrent des perspectives intéressantes.

La quatrième strophe qui traite si j'ose dire du 'cœur du sujet' parait un peu fade, trop sage, bien en deçà de ce que l'on commençait à imaginer. S'agit-il de pudeur ? de délicatesse volontaire ?

Dès la cinquième strophe 'la messe est dite'. On va vers la fin sans avoir vraiment traité le sujet: "le soleil décline Et Cupidon s'endort". Mais Cupidon s'est-il vraiment éveillé ?

Un poème un peu trop 'tranquille' à mon goût.
La seconde strophe me semble être la plus poétique.

Je laisse aux spécialistes le soin de se prononcer sur la prosodie.

A vous relire.

   Lebarde   
5/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Gentille odelette sur une amourette bien sage qui aurait mérité beaucoup plus de chaleur et de sensualité.

On est dans une amourette d’adolescents timides et pourtant LUI au moins, est déjà bien installé dans les histoires de cœur puisqu’on nous dévoile que « son épouse malade / le presse à repartir. »
Dans ces amours, réservés aux seuls dimanches que le lecteur aurait souhaités plus débridés, le devoir prend le pas sur la passion. Dommage!

Cupidon, un effort que diable, bande ton arc!
Il semble qu’il faille attendre pour s’engager davantage: « Vertige de caresses/ Et regard langoureux/Succèdent aux promesses/D’un avenir heureux ».
Mais attendre quoi? on l’imagine, la liberté retrouvée, pour passer à une phase plus audacieuse.

Les quatrains en hexasyllabes sont délicats, fluides, poétiques et sans « contrefaçon ».
J’ai pris plaisir à les lire.
Merci

Lebarde

   Robot   
5/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On s'engage d'abord petit à petit sur le chemin de roses des quatre premiers quatrains pour suivre ces amours, puis au 5ème on sent déjà poindre une nuance, comme un nuage qui masque un peu le septième ciel. Et le quatrain suivant nous place dans une toute autre réalité ou peut être le remord succède un peu à la passion.

J'ai bien apprécié le découpage subtilement dosé qui nous conduit petit à petit à découvrir l'autre facette de la réalité.

   Provencao   
5/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Mais le soleil décline
Et Cupidon s'endort :
Ils vont l'âme chagrine
Quitter leur doux confort.

Une brève escapade,
Un amour à bâtir,
Son épouse malade
Le presse à repartir."

Ainsi le secret s’effectue sur le mode de l’affect, de l’impression sensible infraconsciente, non nommée ; elle se situe en deçà de la représentation classique de l'adultère.

J'ai beaucoup aimé le langage que vous avez choisi, et c'est en ce sens que le langage devient force, dans l'illusion de ce bonheur, dans la recherche de la réalité ...

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   papipoete   
5/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour sympa
cette histoire colle bien à votre pseudo, elle est bien " sympa "...
Sous un décor bucolique, nous apparaissent ces deux amants, qui ne s'aiment qu'un jour par semaine, sinon cela deviendrait routine bien ennuyeuse !
je t'aime ! plus qu'hier et moins que demain !
Et coule l'eau de la rivière qui semble dire " que de caresses ! que de promesses ! on en reparlera... "
NB l'amour des amants, quand l'autre à la maison attend, dure tant que la situation n'est pas trop dure, et quand l'appel de la raison est le plus fort, " il faut que j'y aille, elle est malade, a peut-être besoin de moi ? "
Quand l'amour vagabonde, et que les promesses de " toujours " s'émoussent, on cède à la tentation, et le meilleur chasse le pire de l'ancien Roméo ou féminin c'est selon, et l'on oublie que l'on s'est tant aimé, juré, et promis de vieillir ensemble...
Il n'en reste pas moins que ce poème est fort joli, et le vocabulaire tout simple se prête bien à cette séance au bord de l'eau, où des papillons s'agitent dans les regards épris...
La 4e strophe est pour moi, la plus démonstrative, pour évoquer ce " c'est bien mieux ailleurs " !
En hexasyllabes bien apprêtées, ces vers coulent un parfait " classique "

   Annick   
5/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Dans les quatre premières strophes, l'amour s'envole et vagabonde avec la feuille, la brume ou le chardon. Nature et sentiments se mêlent en un même paysage intérieur idyllique.
Dans les dernières, soleil et âme déclinent au soir à l'unisson. Il faut bien revenir à la réalité crue et triste.
Adultère et maladie...
Quand les deux sont associés, cela devient un cocktail détonnant...

Pas très moral d'un certain point de vue mais tellement délicieux d'un autre...

Très belle poésie classique, aérienne. Une syntaxe impeccable.

C'est délicieux comme une parenthèse enchantée !

   Davide   
5/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour sympa,

Le rythme effréné des hexasyllabes oblige une économie de mots, joliment appréhendée dans ce petit tableau printanier.
L'écriture "classique" et lyrique est un régal de musicalité, malgré quelques petits détails ; en effet, la répétition des mots "doux" et "amour" aurait pu être évitée, de même que le "arcaDE DE" (v.1) pas bien joli.

Le couple formé le temps d'un dimanche, le temps de ce poème - avec ce narrateur omniscient qui les épie - va se fracturer sur l'avant-dernière strophe : "Son épouse malade".
Une cassure narrative signifiante, une "chute" inattendue, ainsi qu'une cassure grammaticale, puisque ce vers (avec le possessif singulier "son") ne se réfère qu'à l'un des deux amoureux.
Toutefois, la distanciation choisie dans l'énonciation m'aurait fait préférer, et de loin : "Une épouse malade".

J'ai bien aimé ce poème, simple, pudique et bien écrit.

Merci du partage,

Davide

   ANIMAL   
5/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce poème tout en touches délicates évoque pour moi ces promenades romantiques sur les bords de la Marne au temps des guinguettes et des canotiers. Là c’est une pièce d’eau et la barque est un banc mais qu’importe. Des amoureux qui se bécotent et se mignotent, une escapade le temps d’un dimanche, l’éternel ballet de la séduction emporte les corps et les coeurs et la journée passe si vite quand on s’aime... Les charmantes quatre premières strophes nous brossent un tableau idyllique.

Mais l’illusion du bonheur décline avec le soleil et la réalité se dévoile quand il est temps de rentrer. On se rajuste à la hâte, on époussette ses habits et on quitte le banc complice, non pas pour un dîner en tête à tête mais chacun de son côté. Eh oui, il y a tromperie car Monsieur n’est pas libre et doit rejoindre sa légitime qui est malade.

La belle qui s’est laissée conter fleurette se contentera-t-elle longtemps de dimanches à la sauvette ? L’histoire ne le dit pas.

Si j’avais une remarque à faire sur la forme, ce serait sur le premier vers car je trouve « Une arcade de branches » peu harmonieux à l’oreille (de de) et l’auteur a démontré tout au long de ce poème qu’il pourrait trouver mieux.

Hormis ce point, la lecture est agréable, chaque mot est à sa place et rythme l’illusion du bonheur jusqu’au coup de théâtre de l’avant-dernière strophe. Le dernier quatrain est très parlant, avec l’opposition de « triste » et « romance » qui résume la situation de ce couple adultère.

Un poème d'ambiance très réussi.

   PIZZICATO   
6/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une scène de vie, certainement pas exceptionnelle, décrite ici avec sobriété mais vérité.
Le lecteur se laisse séduire par les ébats de ces amants sous " une arcade de branches " qui " abrite les dimanches ".

Et puis, de même que " le soleil décline ", le charme s'estompe en découvrant que ce sont des rencontres adultères.

" Ils marchent en silence
Sur leur triste chemin :
Allez, belle romance,
À dimanche prochain... "


" Un amour à bâtir ". En attendant que le sort décide ? Se décide...

   Cristale   
5/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Belle mentalité que celle de cet homme : sa femme est malade alors Môôsieur court la guilledelle ...

Heureusement, la "chose" est joliment écrite, sur le rythme bref de l'hexasyllabe aussi furtif que ces amants sans scrupules qui se dépêchent de profiter de quelques heures les dimanches pendant que Madame souffre seule.

Je critique les personnages :) pas l'auteur que je félicite pour sa mise en scène poétique très photogénique.

Petite odelette sans surcharge de mots qui se lit avec plaisir d'autant plus que le concentré du six syllabes ne permet pas beaucoup d'écart : tout dire en peu de place avec un maximum d'images, ce n'est pas un exercice vraiment simple.

Bravo et merci Sympa.
Cristale

   leni   
6/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
blr Sympa

Dès le début ton texte me plait

Une arcade de branches
Sur un bassin dormant
Abrite les dimanches
La maîtresse et l'amant.

C'est beau et sonore et voici l'espoir




Vertige de caresses
Et regards langoureux
Succèdent aux promesses
D'un avenir heureux.

Mais le vent tourne

Cupidon s'endort SUPERBE

La fih est triste mais c'est la vie

Joli texte Merci Salut très cordial Leni

   Vincendix   
6/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Sympa,
Un texte comme je les aime, bien écrit, agréable à lire et très visuel. On imagine ce décor de parc public, avec un bassin et un banc qui accueille les visiteurs.
Je vois ces deux amants platoniques je suppose, j'imagine le dilemme auquel l'homme est confronté...
Vincent

   Miguel   
8/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un charmant poème où ne me gênent que le "ni ... ou" qui est un monstre grammatical, et le détail prosaïque de l'épouse malade. Le bref hexasyllabe donne un rythme furtif tout à fait en rapport avec le sujet. La mélancolie de la séparation est compensée par l'évocation des retrouvailles à venir. Tant pis pour l'épouse malade ...

   Quidonc   
9/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Sympa,

Un amour empêché par une fidélité "obligée" à une épouse malade. L'écriture est fluide et très mélancolique. On prendrait presque en pitié ce couple adultérin qui voudrait bien mais qui ne peut point, et qui s'accorde, le dimanche, un petit bol de fraîcheur.
Mais derrière cet amour, je ne ressens pas que de nobles sentiments...

Si ce n'était l'incipit, j'aurais plus accroché.

Merci pour ce partage

   jackplacid   
11/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
tres joli ,des vers très courts comme des coups de pinceaux impressionnistes ,peignant ce petit square abritant les amants adultères cachés sous une arcade de branches .
cela aurait été plus gai et plus léger si l'épouse avait été en bonne santé ... je lui souhaite un prompt rétablissement pour assouvir sa vengeance peut être sur le banc d'en face .


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