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Poésie classique
sympa : Souvenirs
 Publié le 27/09/20  -  13 commentaires  -  849 caractères  -  170 lectures    Autres textes du même auteur

« Dans un cœur troublé par le souvenir, il n'y a pas de place pour l'espérance. »
Alfred de Musset


Souvenirs



Aimer, se faire aimer... délicate chaleur !
En découvrant l'amour j'ai savouré l'ivresse
D'un baiser tendre et pur, d'une douce caresse,
J'y pense chaque soir sur mon lit de douleur.

Il n'est point de remède à l'amour qui trépasse :
On me disait jadis « souffrir ouvre les yeux,
Le soleil brille encore, accueillant, radieux,
Mais, nul ne peut garder un amant qui se lasse »...

Il demeure à jamais l'objet de mes soupirs,
J'ai prôné son retour et souffert en silence ;
Mon espoir s'est éteint : j'accepte la sentence,
Il ne reviendra pas. Restent les souvenirs.

Parfois, quand mon regard contemple son image,
Je revois un sourire et le vieux cabanon,
Le chêne où j'ai gravé dans un cœur son prénom...
Et s'échappe un sanglot de mon triste visage.


 
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   Gabrielle   
18/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte relevant de l'intimité où des émotions vives sont décrites.

L'intimité de la relation amoureuse se fait au fil des événements et émotions liées.

Amour, espoir, deuil puis souvenir se succèdent dans cette étreinte.

Le texte prend fin avec l'apparition de regrets (chute).


Un texte dans lequel le ressenti exprimé permet le partage des émotions et la mise en place du récit poétique.

Merci pour ce partage.


Belle continuation.




Gabrielle

   Donaldo75   
20/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien
De la poésie classique de chez classique où le lecteur ressent le travail de spécialiste. L'exergue ne cache pas cette réalité et les influences stylistiques de l'auteur. Ce qui est bien ici, c'est que le style n'empêche pas la tonalité, laisse la poésie se déployer, un peu comme dans une symphonie romantique dont les effluves mélodiques emportent l'oreille de l'auditeur et le plongent dans son intention mélancolique. Un peu comme du Brahms. J'aime bien la comparaison avec Brahms. Je crois qu'elle explique bien mon impression de lecture.

Merci pour le partage.

   Miguel   
27/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je regrette juste l'inversion du sujet dans le dernier vers, qui a quelque chose d'un peu affecté dans ce poème où la sincérité règne en déesse. Cette élégie au lyrisme pur est un chef d'oeuvre de poésie, sa mélancolie gagne sans effort le coeur du lecteur, et cette expérience étant celle de toute monde, on trouve exprimés ici à la perfection des sentiments communs : on est en pays connu, on s'y retrouve, et l'on soupire avec l'auteur. Très, très beau.

   Hananke   
27/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Très joli poème romantique s'appuyant sur les souvenirs
qui par son dernier quatrain me remémore l'un de mes écrits :

Il nous fallait si peu de tuiles pour un toit.

"Souffrir ouvre les yeux" encore un truc pour faire passer la pilule,
car on se fait prendre à chaque fois par le même piège : l'amour.

J'aime bien le vieux cabanon qui nous rappelle quelques amours
célèbres.

Un bon texte classique.

   Ioledane   
27/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le terme de "chaleur" pour qualifier "Aimer, se faire aimer" m'a surprise en début de poème, mais pourquoi pas.
Le "baiser tendre et pur", la "douce caresse", le "lit de douleur" sont assez convenus.
Dans le deuxième quatrain, je n'ai pas saisi d'emblée l'injonction "souffrir ouvre les yeux" ; j'ai d'abord cru qu'il manquait un signe de ponctuation après "souffrir", comme un point d'interrogation, mais à la relecture j'ai compris que c'était la souffrance qui ouvre les yeux. Je trouve que c'est amené de manière un peu maladroite.
J'aime beaucoup le troisième quatrain, dans son intégralité - simple et poignant. Dommage que le verbe souffrir revienne un peu trop vite à la suite du quatrain précédent.
Dans le dernier quatrain, j'ai été un peu gênée par les inversions dans les deux derniers vers : j'aurais plutôt vu "Le chêne où, dans un cœur, j'ai gravé son prénom... " et le sanglot en début de vers ensuite (bon évidemment, il faut que ça colle à la césure).
La prosodie classique est clairement maîtrisée, ce qui est toujours un plaisir pour moi à la lecture, néanmoins j'aurais préféré (question de goût personnel) un peu moins de pathos, et des images un peu plus inventives.

   Lebarde   
27/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Sympa

Les souvenirs d'un amour dont on se rappelle les douces caresses
mais qui a vécu et n'a pu être conservé:
"Mais, nul ne peut garder un amant qui se lasse »...

Sujet banal et ressassé en poésie pour lequel il est difficile de faire preuve d'originalité et de renouveler le propos.
Je regrette que vous n'ayez pas su trouver l'éclair, le petit plus pour m'interpeller.
j'ai vu un joli poème classique parfaitement écrit d'une belle fluidité avec des alexandrins bien équilibrés, bien rythmés, aux rimes sans reproches qui témoignent d'une grande maitrise de l'art poétique, mais je n'ai pas trouvé dans l'expression et les idées développées de quoi m'enthousiasmer totalement.
Peut être que le temps morose de ce début d'automne y est pour quelque chose?
Allez savoir et j'en suis désolé.
Merci quand même pour ce bon moment de lecture.

Lebarde

   Arsinor   
27/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Poncif de la poésie encore que le souvenir d'un amour perdu, cependant la manière compte plus que la manière. Ici le défi est relevé, je compte non pas des formules heureuses mais une mélopée coulée dans un texte facile à lire pourtant très étudié. Seul vrai défaut ce "lit de douleur" qui se comprend cependant.

   Anje   
27/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il me semble entendre, dans ces rimes qui traînent (esse, asse, ence), des souvenirs qui larmoient. Il me semble voir sur la joue privée de baiser, couler des regrets. La contrepartie de ces rimes qui épousent bien la mélancolie est la monotonie que peut entraîner trop de similitudes entre les mots. Chaleur/douleur, ivresse/caresse, qui trépasse/qui se lasse, silence/sentence, image/visage sont des rimes nom/nom ou verbe/verbe, souvent de mesure identique. L'oreille est bien plus heureusement surprise par cabanon/prénom. Je ne donne pas de leçon mais je répète ce que j'ai appris ici même et qui m'est devenu vérité. Il est nécessaire de varier les rimes.

De jolis quatrains ma foi mais je souhaite à la narratrice de ranger ces souvenirs dans une boite à photos et de quitter son lit de douleur.
Au plaisir d'un poème un peu plus ensoleillé...

   papipoete   
27/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour sympa
ah me dire que tu es parti, et qu'il ne sert plus à rien d'attendre ; l'amour est mort, et ce mal ne me laisse que des remords : qu'ai-je fait ou n'ai-je pas fait pour que tu me fuies à jamais ?
NB avant que le feu ne vacille et même s'éteigne, et ne demeurent que cendres froides de ces flamboyants moments, il faudrait ne pas gâcher la moindre minute ; ne jamais se dire " j'ai pas envie ; ça me dit rien ; on verra "... pour que lorsque viendra le temps des infinies tiédeurs, on puisse ouvrir les tiroirs de ce qui fut si merveilleux.
je ne devrais pas me " découvrir ", mais d'avoir vécu ce " lit de douleur " et ces souffrances, je les revois me donner un coup de pied aux fesses, disant " t'es vivant, te plains pas, t'as la santé... "
Je suis pas à pas, pied à pied vos vers douloureux, mais si beaux !
la 3e strophe me touche particulièrement !
des alexandrins qui coulent comme l'onde d'un ru, mais par moment secouent au passage d'une chute...

   Cristale   
28/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour sympa,

S'il n'est pas revenu, et bien c'est qu'il ne vous méritait pas (je m'adresse à la narratrice), mieux vaut être seule que mal accompagnée.
À part ces quelques considérations personnelles pour vous remonter le moral ^^, j'ai cueilli vos quatrains comme des trèfles à quatre feuilles car ils sont d'une beauté émotionnelle assez particulière, comme si des larmes avaient dilué l'encre qui les traçait sur la feuille.
De jolis alexandrins, pas trop d'originalité pour les rimes mais ça coule avec l'ambiance du propos qui n'a pas besoin de spectaculaire pour être perçu et émouvoir le lecteur.

La tristesse fait écrire de bien jolies choses à notre poétesse.
Les souvenirs sont comme des fleurs séchées, il reste l'image mais le parfum s'est envolé.

Merci pour ce partage.
Cristale

   sympa   
29/9/2020
Remerciements personnalisés par MP

   Myo   
29/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Un poème bien écrit mais que je qualifierais de ... sans surprise.
Je reste sur ma faim, avec une impression de déjà lu.

Il me manque un petit supplément d'âme qui rendrait la perte de cet amant...unique au monde.

Bravo pour le travail de versification.

   Yannblev   
5/10/2020
Bonjour Sympa,

La vie, l’amour, la mort… quoi d’autre ? Le plus souvent on parle à peu près toujours des mêmes choses, les thèmes sont récurrents. Il demeure que la façon d’évoquer ces choses reste peut-être la plus importante.
Ici la forme classique est de très bonne tenue et est, pour le lecteur, particulièrement abordable et appréciable.
Peut-être que le poème gagnerait si ce lecteur capté par le style n’était pas qu’un simple auditeur de cette histoire qui finit mal (comme les histoires d’amour en général et selon la chanson) mais se trouvait capable de se mettre en intime communion avec elle ce que je n'ai pas réussi vraiment à faire, ce qui bien sûr ne peut être une référence.
Cela-dit la lecture est très agréable .

Merci de ce partage


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