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Poésie contemporaine
TheDreamer : Ses lourds volets sont clos... [Sélection GL]
 Publié le 14/09/18  -  12 commentaires  -  768 caractères  -  188 lectures    Autres textes du même auteur

À tous les lieux que l'on croit inhabités.


Ses lourds volets sont clos... [Sélection GL]



Ses lourds volets sont clos ainsi que des paupières.
On n’entend plus la grille. Elle grinçait souvent.
Mais l’herbe joue encore au jardin dans le vent
Et le passé s’anime au creux des vieilles pierres.

Les murs hirsutes sous leurs lianes de lierres,
Semblent guetter les pas du prochain arrivant.
Et le perron s’ennuie et la porte en rêvant
Chuchote : « Où dormez-vous âmes familières ? »

Le salon parle avec la chambre du premier
Et devant la maison le paisible pommier
Inquiet, cherche en vain, l’ombre des silhouettes.

Le petit écriteau planté d’un vilain pieu,
Indique : « À vendre ! » On sent dans l’air des voix muettes
Qui parlent des absents et habitent le lieu.


 
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   Gemini   
24/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
De bas en haut :
Je pense que vous avez loupé le dernier vers. Il tombe sous le sens, en tout cas le mien, qu'il aurait dû être : Evoquant les, (ou discutant des), absents qui habitaient le lieu.
Sinon l'idée est bonne. Il y a peut-être une influence de Lamartine.
En tout cas, c'est bien joué de rendre vivant un lieu mort en lui donnant la parole.
A ce sujet, on trouve deux fois le verbe parler (v9,14), ce qui vous donne une raison de plus de changer le dernier vers. "lianes" (v5) fait diérèse, alors que "lierres" qui suit, et "familières" (v8) ne le font pas.
Enfin, j'ai trouvé que le titre pourrait se délester de ce "lourds" qui sonne comme une épithète bien inutile (car ne rajoutant rien à l'idée). Les volets clos ??

   izabouille   
24/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Après l'Urbex en photographie, l'Urbex en poésie. C'est très beau, j'ai bien vu cette maison abandonnée, comme quoi la poésie est comme une photographie, un instant figé, dans un lieu figé. J'ai bien aimé les lourds volets clos comparés à des paupières, l'herbe qui joue au vent, les murs hirsutes, le pommier inquiet, le perron qui s'ennuie... Ce sont là de très belles images. Merci à vous pour ce bon moment de lecture.

   papipoete   
26/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
néo-classique
Voyez cette maison que l'on cherche à vendre ; il n'y a plus personne ici depuis longtemps, mais si vous tendez l'oreille, vous entendrez feux leurs habitants vivre tout simplement ; mais aujourd'hui, les murs parlent à leur chambre, et le perron attend le retour de pas comme ceux qui le foulèrent tant et tant .
NB la maison vide, ses âmes parties, semble bien triste derrière ce panneau qui tente d'attirer le visiteur ; il pourrait alors rendre son âme à ce lieux bien silencieux, où des " voix muettes " résonnent en silence !
L'auteur se mue en Walt Disney et la maison devient dessin animé, avec tous ses objets qui deviennent acteurs et jouent si bien leur rôle !
pardonnez-moi si je me trompe, mais le 8 vers avec " familière " dit en synérèse, me semble mesurer 11 pieds ?
papipoète

   BlaseSaintLuc   
26/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
cela me fait penser à une chanson de BéNABAR

https://binged.it/2oahITZ

votre texte est bien écrit , mais s'inspire méchamment de la chanson .
pas de plagiat , mais pas d'originalité non plus. Les deux m'ayant tout de même touché

   dom1   
28/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Sobrement posés ici, les mots en ombres éclairent les images fanées par le temps.
Bel écrit plein de sensibilité...

domi...

   Miguel   
28/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une mélancolie toute verlainienne ; un peu de Lamartine aussi (Milly ou la terre natale, ou encore le fameux vers "Objets inanimés ..."), de beaux vers tendres et doux avec de belles images. Ce poème aurait sa place en classique ; ce n'est pas le rythme ternaire du vers 5 ni la diérèse un peu hardie de "familières" qui seraient rédhibitoires.

   Hananke   
14/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Tout d'abord, dommage que la prosodie soit bien aléatoire : ce texte
repensé et réécrit aurait du mériter la parution classique.

Mais si l'on se base uniquement sur du contemporain, la magie
du lieu fonctionne et les jolies tournures sont nombreuses :

ainsi que des paupières
âmes familières
Le salon parle avec la chambre du premier.

Par contre j'aime moins le second hémistiche du dernier vers
qui fait trop une coupure avec le premier.

Mais bon, un bel écrit dans son ensemble si l'on fait abstraction
de la rigueur prosodique.

   PIZZICATO   
14/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pour ma part, je trouve toujours triste une vieille maison inhabitée, sans vie. " Ses lourds volets sont clos ainsi que des paupières "

De belles images pour rendre cette atmosphère.
" Et le perron s’ennuie et la porte en rêvant
Chuchote : « Où dormez-vous âmes familières ? ».

" Et devant la maison le paisible pommier
Inquiet, cherche en vain, l’ombre des silhouettes ".

J'ai bien aimé ce texte.

   Donaldo75   
14/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour TheDreamer,

Ce poème est à la fois visuel, un peu comme une photographie à l'ancienne, et animé parce qu'il contient une histoire vivante, avec ses objets presque humains, avec un peu de surréalisme.

Il est bien tourné et se lit avec plaisir.

Merci,

Donaldo

   Yavanna   
14/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Plaisir inégal à la lecture de ce poème.

J'aime beaucoup le thème, et certaines tournures très poétiques et heureuses (dont une très jolie première strophe), mais j'accroche sur le rythme à différents endroits. J'ai la sensation que ce texte hésite à chaque instant à se mettre en forme classique, tout en ne s'y décidant pas. Le résultat est - pour moi - un peu bancale à certains moments. Ce qui est assez dommage, car il contient de très jolies images.

Quant au vers "les murs hirsutes sous leurs lianes de lierre"... là j'ai vraiment un peu de mal. A lire à voix haute, on commence par achopper sur les "muRs hiRsutes (prononciation pas très heureuse), et on se prend carrément l'oreille dans les "lianes de lierres", dont l'allitération me paraît vraiment lourde.
Ceci n'est bien entendu que mon goût.

Merci pour ce texte.

   jfmoods   
15/9/2018
Ce sonnet en alexandrins est à rimes embrassées, suivies et croisées, suffisantes et riches, majoritairement vocaliques.

Je ne comprends pas la présence d'une virgule à l'hémistiche du vers 11. On serait tenté par l'ajout de quelques virgules (vers 3, 5, 10, hémistiches des vers 7 et 8) mais cela briserait le rythme et l'atmosphère plutôt douce, nostalgique et lancinante du poème (allitération en l, assonance en an).

L'oxymore du vers 13 ("des voix muettes") met en lumière le travail auquel se livre le poète (pronom personnel "on") au fil du texte : devant cette maison laissée à l'abandon (rimes : "vieilles pierres", "lianes de lierres"), promise à une longue hibernation (comparaison : "Ses lourds volets sont clos ainsi que des paupières"), inventer les circonstances d'une intimité (personnifications : "l’herbe joue", "le perron s'ennuie et la porte en rêvant / Chuchote", "Le salon parle avec la chambre du premier"), esquisser la fuyante perspective d'un comblement (personnifications : "Les murs [...] / Semblent guetter les pas du prochain arrivant", "le paisible pommier / Inquiet cherche en vain, l’ombre des silhouettes").

"Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve la vie, souffre la vie." (Charles Baudelaire)

Merci pour ce partage !

   Bidis   
15/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Le premier quatrain m'enchante littéralement, à la fois me berce de sa mélodie et me jette un sort : il me faut continuer à lire.
Alors, ce "hirsute"... S'il s'agissait de prose, ce serait parfait : le mot contient bien l'image qu'il veut véhiculer. Mais dans ce texte tout en mélodie, les images se fondent et ce choc dans le bercement des phrases est très désagréable. Il a levé le sort, et si je continue à lire, ce n'est que grâce à l'élan imprimé au départ.
J'aime bien l'idée du pommier attaché aux habitants, c'est illusoire sans doute, mais j'aime bien. Par contre "l'ombre des silhouettes"... Je ne visualise pas bien. Cela me semble trop mis là pour la rime avec le très joli "voix muettes".
Et pour moi, j'aurais compris les voix des absents et non qui parlent des absents.
Le premier quatrain mérite en tout cas que l'auteur se penche sur les critiques des uns et des autres, car il est merveilleux. Et, je l'ai dit : enchanteur. Pour lui "passionnément", pour les autres plus qu'un "bien"


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