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Poésie en prose
Ananas : Cours Alice...
 Publié le 13/10/16  -  11 commentaires  -  1926 caractères  -  213 lectures    Autres textes du même auteur

J’ai entendu dire que quand on est perdu le mieux à faire c’est de rester où on est et d’attendre qu’on vienne vous chercher, mais personne ne pensera à venir me chercher ici.

Alice au pays des merveilles, Alice.


Cours Alice...



J’ai pas senti – j’ai pas pu, j’ai pas menti, j’y croyais plus – j’ai pris du monde dans mes volcans, si leurs cris résonnent en dedans j’ai pas cherché, j’ai pas voulu, c’est la folie qui m’a tenue, c’est la sirène qui m’a bouffée, prise pour un sandre puis recrachée ; j’ai pas compris où je suis tombée, y avait personne pour m’y soustraire, personne non plus pour me montrer comment rentrer…

Mange-moi !

Y avait des chats sur tous nos toits, des qui miaulent, des qui sourient mais se taisent pas, des libellules, des papillons : ceux-là nous ont pris pour des cons à enfumer nos illusions de leurs cortèges de cocons bleus, sur le chemin d’autres lapins, en décalage avec nos trains et des miroirs qui se fissurent à mesure qu’on avance, enfin, des escargots et sur leurs dos nos propres mas faits de papier, de carton, de tous ces tissus qui se déboutonnent sans fin…

Se poser, prendre le thé, et aboutir au chapelier, boire des nuages sur des mirages de lait ; croiser des concepts ovariens sur des murets sertis de cakes et reprendre encore un bout de rien… plaisir lilliputien, puis s’envoler, voir de plus près ces rosiers si délicats et devoir devenir femme devant un carré d’as à la reine – j’ai pas voulu – me réveiller ! –, trop de cailloux dans les souliers, dans les sandales les escarpins et les semelles compensées – j’ai pas senti, j’ai pas perçu, j’ai pas pensé, j’y voyais plus ! – j’ai mis du monde dans mes bagages, leurs membres tordus en dedans : j’ai pas douté, j’ai pas couru, c’est la folie qui m’a perdue.

Bois-moi !

C’est la sorcière qui m’a murée à double jour et s’est débarrassée les sens, j’ai pas compris où j’ai trouvé l’allant de remonter : une belle détente – c’est plus facile sans les chaussures – entre les sourires sectionnés de tous les malheureux fauchés au champ d’honneur de mon combat avec la Reine de cœur !


 
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   Brume   
28/9/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,
J'aime beaucoup le rythme et la musicalité des 2 premières strophes, c'est vraiment agréable à lire. Sauf la dernière strophe, je la trouve moins mélodieuse qui est dû je pense à l'allongement des phrases, il y a moins de ponctuations, donc l'intonation n'est plus la même.
Je ne comprends pas l'utilité des tirets.
Vraiment la narratrice a une manière de s'exprimer qui n'est pas du tout joli, c'est un langage parlé, ce n'est pas du tout poétique. D'ailleurs vous utilisez ce genre d'expression sur tout le poème.

..."et s'est débarrassée les sens," - l'expression est bizarre.

Le pronom + verbe "j'ai" est trop répété, il y a une profusion de "j'ai" c'est énorme.

Le fond est assez flou. Qui est ce "nous" dans la 2nde strophe? alors que c'est "je" qui s'exprime dans les autres strophes, peut-être est-ce ce "je" et le monde qu'elle porte en elle.

Quelque chose m'échappe, je pense qu'il est question d'une recherche de soi et de désir d'évasion. je n'arrive pas à déchiffrer l'émotion qui se dégage de votre poème.
Il y a de belles images, un univers chimérique, mais je n'ai pas été transportée à cause des défauts que j'ai cité plus haut.

   MonsieurF   
13/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte que j'ai pris plaisir à lire, même si, par moment, il est un peu inégal.
J'ai aimé le rythme, cette sorte de scansion, un peu hachée, j'y ai vu comme des sanglots, ces phrases que l'on peine à dire à cause des larmes.

J'ai aimé l'idée de reprendre Alice et de se l'approprier ainsi, même si je trouve que c'est parfois trop évident, je pense au passage avec le thé et le lait. Cette "strophe" d'ailleurs est plus faible, pour moi, que le reste du poème, parce que plus évidente, plus compréhensible peut-être ? On perd un peu l'aspect onirique du reste du texte.

J'ai vraiment apprécié la fin, l'idée de la détente, du saut, je ne sais pas dire pourquoi, mais ce n'est pas important.

Bref, un joli texte.

   Alcirion   
13/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Ananas,

J'aime bien les images surprenantes, heurtées qu'on retrouvait également dans tes précédents textes, heurtées parce qu"elles arrêtent ma lecture pour les comprendre, ce qui n'est pas forcément le cas avec d'autres styles hermétiques...

Il y a quelque chose de personnel, d'original dans ce que tu fais, qui retient l'attention (même si je ne comprends pas tout !).

Bonne continuation

   Pouet   
13/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

La Reine de cœur de la fin, c'est l'Amour peut-être? Le combat des sentiments.

On perçoit une réflexion sur la peur de l'abandon, l'abandon et la désorientation.

L'ensemble, une métaphore filée de l'existence, enfin je crois. Des images du style: "des miroirs qui se fissurent à mesure qu’on avance" indique cette direction.

Un côté christique aussi avec les "mange-moi" et "bois-moi" que du coup je ne saisi pas trop.

Une écriture bien rythmée, surtout au début.

Bien aimé au final.

   MissNeko   
13/10/2016
Bonjour

Je suis mitigée en bien embêtée !
J aime beaucoup la revisite du conte d Alice comme un parcours du combattant ( pour grandir, devenir femme, devenir soi?)
Le rythme est entraînant presque chantant.
J ai aimé les vers un brin surréaliste qui collent à l ambiance d Alice.

Mais j ai trouvé le texte un peu inegal et parfois des phrases vraiment sibyllines ...voire un peu lourde
J ai peur d être passée à côté alors je m abstiens de noter.
Merci pour ce partage. A vous relire

   Anonyme   
13/10/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Qu'as-tu mangé
ou qu'as-tu bu
T'es-tu rangé
Avec Ubu?
La poésie
où tu m'entraines
est agnosie
Sans allergènes
De voyager
Avec Alice
Sans louanger
Dieu quel délice !

   PIZZICATO   
13/10/2016
Une sorte de bilan existentiel de la narratrice sur un fond de Alice au pays des merveilles avec quelques allusions entre autres " La Reine (Dame) de coeur.
L'idée est intéressante.
Etait-il nécessaire de faire abstraction systématique de la négation : '' j'ai pas senti " etc... Le langage parlé, d'accord, mais beaucoup c'est trop.

   Cristale   
13/10/2016
 a aimé ce texte 
Pas ↓
J'ai beaucoup souffert à la lecture de ce langage écorché, d'accord nous sommes au XXIème siècle mais ce n'est pas une raison pour niveler la langue française, déjà bien bâclée, vers le bas  : le verbe dans toute la noblesse du terme est absent, lu à haute voix le discours est apoétique, manque de fluidité, et ces impasses sur la négation, ces innombrables répétitions « j'ai pas » « y » j'y » pour un texte si court sont d'une lourdeur indigeste.

Je lis, je relis mais je ne sens rien qui me fasse rêver, les images sont absentes, je ne vois qu'un enchevêtrement d'expressions tarabiscotées qui se voudraient peut-être subtiles et oniriques, mais qui, à mon humble et personnel avis, ont raté leur envol.
Entre-autres :
« croiser des concepts ovariens sur des murets sertis de cakes » je ne vois vraiment pas où est la poésie.

Malgré mes efforts, et sentant le mal de tête venir, j'ai cessé ma lecture en restant sur ma faim.
Désolée pour l'auteur, mais franchement je n'aime pas du tout ce genre d'écriture.

Cristale

   Lulu   
16/10/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Ananas,

j'ai aimé me plonger un instant dans le cours des aventures d'Alice que j'aimais beaucoup lorsque j'étais enfant. L'utilisation de la première personne "je" est d'ailleurs bien vu, car on suit plus facilement ses péripéties. On tombe ou remonte avec elle...

Cependant, je ne suis vraiment pas une adepte de ce registre de langue. Je le déteste en poésie. J'ai donc été un peu gênée par le non respect des négations ou encore par certains mots. C'est un parti pris de l'auteure que vous êtes, et le respecte, mais il est vrai qu'il me fait déprécier un peu ce texte qui m'aurait davantage plu autrement.

Je n'ai pas compris les "Mange-moi !" ou "Bois-moi !" mis en italique.

J'ai été surprise par la tournure de "des qui miaulent, des qui sourient" que je n'ai pas trouvée superbe.

J'ai trouvé intéressantes ces accumulations qui disent l'abondance des pensées ou des événements du personnage, mais en définitive, je reste un peu en dehors du fait du langage choisi ici.

J'aurais assurément du plaisir à vous relire, d'autant que vous vous laissez entièrement porter par votre inspiration qui vous offre d'écrire des poèmes très divers dans leur forme.

Bonne continuation en attendant.

   Ananas   
18/10/2016

   silvieta   
21/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'adore le rythme heurté, haché, haletant de cette course
dont le parcours est émaillé d'images fantasmagoriques à foison, toutes plus plaisantes à découvrir ou revisiter les unes que les autres.

J'adore: "c'est la sirène qui m'a bouffée, prise pour un sandre puis recrachée" (extraordinaires images hantées de sonorité "é" lancinante)..."j'ai mis du monde dans mes bagages, leurs membres tordus en dedans" (un petit côté Weber, Simone)..."c'est la sorcière qui m'a murée" (féerique).
J'aime aussi les références au conte d'Alice.

La présence des interjections "bois-moi !" "Mange-moi! " renforce la belle violence incongrue du poème.

L'association des chats et du mot souris ("sourient") m'a fait sourire.

J'aime moins :
-l'absence criante de négation du premier paragraphe "j'ai pas...j'ai pas..j'y croyais...j'ai pas...j'ai pas...." même si on ne demande pas à une jeune Alice de s'exprimer comme un académicien.
Ce procédé se retrouve partout dans le poème mais de manière plus diluée, donc ailleurs cela passe plutôt bien.

-L'invective "nous on pris pour des cons" qui n'est plus du tout en phase avec le personnage d'Alice ainsi que les "concepts ovariens". On tombe de haut.

-la toute dernière portion de phrase, trop longue par rapport au reste et peu rythmée.


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