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Poésie classique
Beaufond : Croquis d'enfance
 Publié le 30/09/15  -  13 commentaires  -  826 caractères  -  407 lectures    Autres textes du même auteur

Poème du recueil de poésie en cours d'écriture, "Les danses noires".


Croquis d'enfance



Dans la brume oubliée en ma trouble jeunesse,
Où je n'étais pas moi dans le fond de mes yeux,
Je planais dans un monde en quête de promesse,
Ébloui du rayon des soleils radieux.

J'étais comme une guêpe impulsive et frivole
Qui piquait vivement face au moindre danger,
Sans esprit ni vertu ; comme une guêpe folle
À l'absurde destin que l'on vient déranger.

Puis la lune, une nuit, m'a montré son visage,
Et je ne savais plus que chanter des malheurs ;
Le cœur triste, mais tendre, et calme sous l'orage,
J'étais comme une abeille amoureuse des fleurs.

À l'heure où le nectar se chargeait d'amertume
Et du parfum profond de la chute du jour,
Je buvais les soupirs du pollen qui s'enfume,
Ne piquant qu'une fois pour me mourir d'amour.


 
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   bipol   
7/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'étais comme une guêpe impulsive et frivole
Qui piquait vivement face au moindre danger,
Sans esprit ni vertu ; comme une guêpe folle
À l'absurde destin que l'on vient déranger.

bonjour

belles métaphores

pour croquer votre enfance

cette fougue qui vous habite

ce passage éphémère de votre vie

cette impatience a vouloir tout découvrir

en même temps

j'ai beaucoup aimé votre texte

   Mauron   
8/9/2015
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Il me semble qu'il eût été préférable de finir sur un passé simple ou un passé composé, puisque le poème commence par un passé qui dura (tout ce temps où "je n'étais pas moi") et cela s'entend fort bien avec le retour régulier des imparfaits et qu'il se termine par "une nuit"... Puisque désormais l'abeille ne pique qu'une fois, il vaudrait mieux: "J'ai bu"... Reste à trouver ce qui convient pour que le vers soit juste... Dans le premier vers, je mettrais plutôt: Dans la brume oubliée de ma trouble jeunesse, le "de" permettant d'éviter un hiatus au mauvais endroit du vers (l'hémistiche).

   Hananke   
30/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Tiens ! Revoilà Beaufond et bien ma foi, bonjour.

Il est remarquable de constater combien ce poème est diviser en deux : d'une part, deux premiers quatrains que je trouve vraiment poussifs autant dans leur construction que leur message :

Dès le premier vers une élision obligatoire le casse. ( peut-être qu'un départ en masculin aurait été préférable ) :
Dans les brouillards lointains de ma prime jeunesse (si je peux me permettre).

Même si je comprends le deuxième, je trouve sa construction
bizarre.
La répétition de guêpe même voulue aurait du être évitée.
L'ultime vers du second quatrain n'est là que pour la rime.

Et les deux autres sont vraiment magnifiques avec ces très beaux vers :
J'étais comme une abeille amoureuse des fleurs.
Je buvais les soupirs du pollen qui s'enfume,
Ne piquant qu'une fois pour me mourir d'amour.

Le contraste est tellement saisissant qu'on dirait qu'ils n'ont pas pas été écrits par la même personne.

Pas facile de mettre une appréciation dans un tel cas de figure.

   leni   
30/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Beaufond
il est toujours difficile d'exprimer des sentiments et de trouver les mots qui conviennent L'idée de la guêpe est excellente Je dois
suivre l'auteur qui ensuite se réfère à l'abeille dans les deux derniers quatrains qui du reste ont ma préférence La guêpe est impulsive
L'abeille est amoureuse des fleurs Je vois la mutation affective vers plus de sérénité caractérielle Je perçois comme un apaisement individuel
merci pour ce moment agréable de lecture
Salut cordial Leni

   Vincendix   
30/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est donc vous qui m'avez piqué hier soir, et au pied, c'est pourtant vrai !
L'apiculture revisitée et d'assez belle manière.
J'aurais préféré un seul soleil puisqu'il reste radieux.
Deux fois la guêpe dans le même quatrain, une suffit.. aie!
Le pollen qui s'enfume ? Pourquoi pas qui s'enrhume !
En définitive, ces vers me plaisent quand je relis sans analyse.

   Francis   
30/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La guêpe à la sensibilité exacerbée (deux premiers quatrains) est devenue abeille amoureuse. Le besoin d'amour a remplacé la frivolité. Lecture agréable.

   Anonyme   
30/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

La répétition du mot "guêpe", et même de "comme une guêpe" - pour reprendre vos propes termes - dans la même strophe, m'a heurté. J'ai trouvé ça un peu lourd et mon front s'est plissé. Heureusement je n'ai pas été piqué, et l'abeille de la troisième strophe, malgré encore le "comme une..." ne m'a pas embêté plus que ça.

Wall-E

   Ramana   
12/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Ne piquant qu'une fois pour me mourir d'amour."
Bien vu, comme chacun sait, la guêpe peut piquer plusieurs fois sans mettre son intégrité corporelle en danger, puisque son dard est une arme de chasse. Par contre, l'abeille est munie d'un dard avec des barbules, lequel ne peut ressortir une fois qu'elle a piqué, ce qui provoque l'arrachement d'une partie de son abdomen, et elle meurt. Heureusement, l'homme n'est pas ainsi fait et il peut, même en étant abeille en amour, piquer à l'envi sa belle en guêpière.
Merci pour ce pollen joliment butiné.

   LEO-P   
18/10/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Très joli poème, j'adore la métaphore entomologique et l'efficacité des images choisies.

Cependant, je regrette quelques petits détails : la double présence du "dans" aux vers 2 et 3, la redondance étymologique "rayon"-"radieux" (les soleils auraient gagné en richesse avec un autre adjectif selon moi), la double occurrence de la "guêpe" dans la deuxième strophe et l'expression "pollen qui s'enfume" (dans laquelle le verbe "s'enfumer" semble au service d'une malheureuse cheville).

Ce sont des détails très subjectifs dont la correction rendrait magnifique ce poème déjà très beau. Les deux dernières strophes sont à mon avis meilleures que les deux premières. Mention particulière pour l'euphonie de ce vers : "J'étais comme une abeille amoureuse des fleurs"... Bravo.

   margezen   
29/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir
Je ne suis pas experte en tant que critique, mais je trouve ce poème très beau et bien construit ."Ébloui du rayon des soleils radieux" superbe...

   Anonyme   
13/9/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'étais attiré par le titre "Croquis d'enfance", j'avoue avoir été un peu déçu par le contenu de l'écrit, un peu trop centré sur la guêpe et l'abeille, l'enfance est alors mise en retrait. Je n'ai pas vraiment réussi à retrouver dans votre phrasé l'innocence de l'enfant.

Cependant ce poème est plaisant à lire, j'aime bien tout particulièrement la troisième strophe :

" Puis la lune, une nuit, m'a montré son visage,
Et je ne savais plus que chanter des malheurs ;
Le cœur triste, mais tendre, et calme sous l'orage,
J'étais comme une abeille amoureuse des fleurs. "

Plaisant ce descriptif, très nature, qui suggère de belles images, frêles et qui parlent à mon cœur de jardinier.

   Anonyme   
15/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Belle image la robuste guêpe qui devient fragile abeille.
La jeunesse est volage. L'âge nous rend sensibles.
Dommage ce "moi" en plein hémistiche.

Presque parfait.

   jfmoods   
8/4/2017
Ce poème est composé de quatre quatrains en alexandrins, à rimes suffisantes et riches, alternativement féminines et masculines.

Le paradoxe du vers 2 ("Où je n'étais pas moi") prépare la ligne de fracture entre les deux premières et les deux dernières strophes. L'utilisation, au fil du poème, de l'imparfait et du présent de l'habitude, montre que le poète se trouve à présent bien éloigné des deux états d'esprit décrits ici.

La relation initiale au monde est irréfléchie, impétueuse, ombrageuse (comparaison : "comme une guêpe" x 2, adjectifs qualificatifs dépréciatifs : "impulsive et frivole", "folle", adverbe : "vivement", superlatif : "face au moindre danger", gradation : "sans esprit ni vertu", groupe nominal à visée critique : "l'absurde destin").

La personnification du vers 9, assortie d'un passé composé ("la lune... m'a montré son visage"), ouvre une révélation, une prise de conscience douloureuse de la finitude des choses (locution restrictive : "ne... plus que", groupe verbal : "chanter des malheurs", métonymie : "le coeur triste", complément de lieu : "sous l'orage"). Un carpe diem salvateur prend alors le relais (adjectifs qualificatifs : "tendre", "calme", comparaison : "comme une abeille amoureuse des fleurs", champ lexical de la récolte fructueuse : "nectar", "parfum", "pollen"), nourrissant immanquablement des frustrations et des regrets (groupes verbaux : "se chargeait d'amertume", "me mourir d'amour").

Merci pour ce partage !


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