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Poésie classique
Donaldo75 : Venise sans eau
 Publié le 30/04/18  -  22 commentaires  -  709 caractères  -  309 lectures    Autres textes du même auteur

La "super lune bleue de sang" et un manque de pluie ont eu raison de la circulation fluviale à Venise. Entre le 31 janvier et le 2 février 2018, la profondeur des canaux a baissé de 60 centimètres, provoquant ainsi l'échouement des gondoles et péniches qui animent chaque jour la Cité des Doges.

Huffington Post


Venise sans eau



Nous sommes descendus cet hiver à Venise
Célébrer notre amour dans la ville aux canaux,
Un passage obligé, juste après les anneaux,
La promesse commune et les chants à l'église.

Je te revois encore un tantinet surprise,
Cherchant du Rialto les rites ancestraux,
Des couples amoureux naviguant sur les eaux,
Parés pour la photo, les fleurs et puis la bise.

La gondole échouée au milieu du canal
Habille le tableau d'un désordre final
Sous les yeux atterrés d'un fleuve de touristes.

Nous vivons à l'envers le périple amoureux,
Sous les rires moqueurs de badauds trop heureux
De filmer sans remords nos airs de poissons tristes.


 
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   papipoete   
20/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
classique
nous étions venus tous les deux, juste après le passage des anneaux, nous émerveiller sur les canaux de Venise, et graver en nos coeurs ce souvenir merveilleux !
Mais Dame Pluie faisant la grève, nous nous vîmes bientôt échoués sur la grève ! Et l'image de ces pauvres gondoles, ne gondolant plus fut pour les moqueurs photographes, leur meilleure " mise en boîte " !
NB un ravissement au début du dédale fluvial, puis ce terrible désanchantement à sec, de " poissons tristes " !
Joie et rire jaune font de ce poème, une composition douce-amère, mais fort bien contée !
je vois un sonnet tout à fait classique !
papipoète

   Hananke   
30/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Venise n'est plus Venise. Ce sonnet un tantinet ironique ou désabusé
est bien écrit et montre que sans eaux, la Belle n'est plus la Belle.
Il n'est juste que l'adjectif final du premier tercet que je ne saisis
pas bien.
Par contre j'aime beaucoup le tercet final et ses airs de poissons tristes,
un régal.

   Lulu   
30/4/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Donaldo,

Je n'ai pas été vraiment très sensible à ce sonnet qui m'a semblé être plus un témoignage touristique qu'un texte poétique. Sans doute le thème était-il difficile à traiter en seulement quatorze vers... ? Je ne sais.

Cela dit, j'ai bien aimé les derniers mots, lesquels m'ont fait sourire ("nos airs de poissons tristes"). Je trouve qu'il y a là de la recherche, mais que le reste n'est pas vraiment à la même hauteur.

"le désordre final" m'a semblé peu pertinent, juste employé pour la rime... Mais je peux me tromper ? En tout cas, je ne saisis pas vraiment le sens de l'adjectif, ici. Pourquoi "final" ?

C'est intéressant, toutefois et je comprends, que surpris par une telle Venise, vous ayez voulu partager sur le thème.

Bonne continuation.

   jfmoods   
30/4/2018
Ce sonnet en alexandrins est à rimes embrassées et suivies, pauvres, suffisantes et riches, majoritairement masculines.

J'aurais ajouté une virgule à l'hémistiche du vers 5.

Le titre du poème résume bien la ligne de fracture qui délimite quatrains et tercets ("Venise / sans eau").

La première strophe aligne gaillardement les poncifs de l'amour romantique (forme infinitive : "Célébrer notre amour", périphrase : "la ville aux canaux", groupe nominal : "Un passage obligé", énumération : "les anneaux, / La promesse commune et les chants à l'église").

La seconde strophe ménage habilement l'attente du lecteur ("un tantinet surprise", "Cherchant du Rialto les rites ancestraux") sur ce topos qui a décidément la vie dure (image convenue : "Des couples amoureux naviguant sur les eaux", énumération : "Parés pour la photo, les fleurs et puis la bise").

Au fil des deux dernières strophes, le poète, un brin désabusé, revient avec humour sur une situation inédite, annoncée par l'entête et préparée par le complément de temps du vers 1 ("cet hiver").

Le ridicule de la situation ("La gondole échouée au milieu du canal") est accentué par quelques procédés (présent de narration : "Habille", "vivons", assimilation comique de l'échouement et de l'échouage amoureux : "le tableau d'un désordre final", métaphore ironique : "un fleuve de touristes", constat humoristique : "Nous vivons à l'envers le périple amoureux", jeu de physionomies : "les yeux atterrés", "nos airs de poissons tristes", raillerie et attitude décomplexée des spectateurs : "les rires moqueurs de badauds", : "trop heureux / De filmer sans remords").

Merci pour ce partage !

   Francois   
30/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Que n'a-t-on écrit sur Venise ? Ici, l'auteur choisit l'ironie, provoquée par une situation inédite, et la démarche est originale, servie par une prosodie parfaite.

Je trouve les tercets particulièrement savoureux, visuels ("la gondole échouée", "le fleuve de touristes", "nos airs de poissons tristes").

Je regrette juste le vers 5, un peu prosaïque... On aurait pu écrire, par exemple :
"Je te revois encore, incrédule, surprise,"

   Jmeri   
30/4/2018
 a aimé ce texte 
Pas
On découpe un entrefilet du journal, ma foi inattendu
et on en fabrique un sonnet, parfait, et carré comme un militaire.
On engrange les images d'Epinal sur la ville et on le lie avec une petite sauce balsamique qui se veut d'humour.
Mais ce n'est pas de la poésie. Juste un exercice d'écriture qu'on fait en atelier.
La poésie c'est sensibilité, émotions, originalité, personnalité....

   PIZZICATO   
30/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Deux époques, deux états d'âme au sein de la " cité des doges ".

Au souvenir heureux vient s'immiscer une triste réalité
" La gondole échouée au milieu du canal
Habille le tableau d'un désordre final
Sous les yeux atterrés d'un fleuve de touristes."

   TheDreamer   
30/4/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
La Sérénissime par l'afflux massif et quotidien de paquebots gigantesques frôlant les palais centenaires et remuant les eaux et les limons de la lagune est depuis des années en danger.

Voici un très beau thème que quelques poètes ont travaillé par le passé : Henri De Régnier, Alfred De Musset, Théophile Gautier pour ne citer que les plus connus.

Dans votre sonnet marotique (ABBA ABBA CCD EED) j'avoue avoir surtout apprécié le dernier tercet que j'ai trouvé habile et original. Pourquoi ? Par l'idée que vous y faites passer en filigrane : les touristes sont à Venise comme les poissons dans leur aquarium : tristes et à l'étroit.

Ce qui m'a moins séduit : la rime léonine sur le second vers du 2nd quatrain répétant à l'hémistiche et la rime le diphtongue "aux" et "o" (ce qui n'est d'ordinaire pas franchement apprécié en classique).

   Robot   
30/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Salut Don,
Je sais que l'on est toujours exigeant avec ceux qui nous ont déjà donné des écrits de qualité. Alors tu ne m'en voudra pas de te dire que je trouve que ce texte est un peu en dessous de ce que tu nous a présenté. Notamment les deux quatrains qui ne me paraissent pas innover sur le thème de Venise.

Par contre, je souligne les tercets et surtout le second tout en entier qui soutient l'ensemble. Notamment avec le dernier vers que j'apprécie, car il rempli bien la fonction que l'on attend de l'ultime alexandrin d'un sonnet.

   BlaseSaintLuc   
30/4/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Bons, les spécialistes parlent de la forme, techniquement, c'est propre, mais la magie est absente et l'après-noce méritée plus d'envolées.
Oui, c'est plus un cliché sur Venise, qu'un tableau du Véronèse.

   Anje   
1/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Je dirais avec humour et humilité qu'il y a beaucoup de "o" dans cette Venise sans eau. A mon sens, cette rime en "to" à l'hémistiche est gênante. D'autant que l'abréviation, qui peut être volontaire et explicable, peut paraître mal venue en classique et pourrait facilement être remplacée. Par cliché ?
Si badaud correspond bien à la description, il fait aussi un "o" de plus et peut sembler pléonastique avec moqueur. Je vous aurai proposé "rires badins de flâneurs....".
Mais ce ne sont que des babioles, des idées mises sur le tapis de la discussion, sans prétention. J'ai beaucoup apprécié le travail que je veux saluer mais le thème ne m'a pas emballé.

   Vincendix   
1/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Donaldo,
Je n’ai pas aimé Venise mais j’avais visité Florence avant, c’est peut-être l’explication.
Ceci dit, ton sonnet exprime bien le désarroi que tu as ressenti devant l’absence d’eau dans les canaux, pas de promenade romantique en gondole… que c’est triste Venise !
Vincent

   kreivi   
1/5/2018
canaux, anneaux, Rialto, ancestraux, eaux, photo, tableau, badauds....
Que d'eau ! Que d'eau ! pour une Venise sans eau.

   Miguel   
5/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une bien belle idée que ce lyrisme distancié ; c'est l'art, au plus haut point, de faire "contre mauvaise fortune bon coeur". Cela nous donne un tableau inédit de Venise, et ça repose, au moins, des clichés. Et puis, ce sont de beaux vers bien balancés, bien fluides et agréables à lire. Bravo.

   Donaldo75   
6/5/2018

   jhc   
6/5/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
question poésie... tout a été dit. sonnet "faits divers". Il reste que faire rimer "fleuves de touristes" avec "airs de poissons tristes", c'est quand même sympa.

   antonio   
8/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Donaldo 75b

J'aime beaucoup les sonnets et particulièrement le votre car je suis un amoureux de Venise. et par le ton légèrement ironique de vos vers. Les rimes sont belles.
Merci

   Queribus   
9/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'ai particulièrement aimé la qualité de votre prosodie et votre maitrise du sonnet, le tout frôlant la perfection; comme il fait bien pinailler un peu, je me permets les remarques suivantes:
-au vers 6 7 et 8 Rialto"rime" avec ancestraux,
eaux et photo (6me et 12me syllabes) ce qui est à éviter en poésie classique mais la remarque a déjà été faite.
-de même aux vers 9 et 11 échouée "rime" avec atterrés( 6me syllabes "rimant" entre elles). Tout ceci ne constitue pas des fautes au sens strict mais est à éviter en poésie classique.
De toute façon bravo pour votre écriture.

En ce qui concerne le fonds et cela a déjà été dit, le tout fait un peu carte postale ou photographie mais il faut aussi le dire, tout ça fait preuve en même temps d'une certaine originalité même si Venise a beaucoup été traitée par les poètes.

En conclusion, un excellent sonnet classique qui pourrait servir de modèle aux apprentis sonettistes et un agréable moment passé à vous lire.

Bien à vous.

Bien à vous.

   sympa   
15/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
J'ai adoré la lecture de votre poème magnifiquement écrit .
Et puis Venise me rappelle de merveilleux souvenirs d'un voyage inoubliable....
Mais ceci dit, je juge la qualité de l'écrit et non mes souvenirs lointains !

   Ombhre   
18/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De l'art de traduire en poésie un fait divers... J'ai beaucoup aimé ce poème, à la fois très musical, un peu ironique, avec une pincée de tristesse.
Le rythme très bien travaillé donne envie de lire et puis relire. Et puis cette trouvaille de la rime "touristes" et poissions triste" m'a fait sourire autant qu'elle m'a charmé.
Un tableau original très bien évoqué d'une Venise sans eau et ses gondoles échouées.

Merci pour le partage.

   Marie-Ange   
19/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Cela doit être très marquant de voir "Venise sans eau", a-t-elle point que je suis allé regarder ce bien curieux phénomène.


Je connais un peu Venise, là je dois dire que ça coupe le souffle, l'effet est vraiment étrange, saisissant et Venise est comme bien enlaidie, l'un ne va pas sans l'autre. L'eau et Venise ne font qu'un.

J'ai beaucoup aimé comment vous avez pu me faire naître un sourire amusé sur ce désagrément rencontré. Votre enthousiasme est communicatif, c'est tout l'agrément de cette lecture.

C'est un poème plaisant à lire, tant par le fond que par la forme.

   LylianR   
22/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une anecdote plaisante, écrite sur un ton un peu désabusé et qui se lit comme une nouvelle du journal local.

La fin est un vraie trouvaille: "...nos airs de poissons tristes".
Un dernier vers tellement expressif (talentueux) qu'il éteint un peu tout ce qui a été écrit avant.

Mais l'ensemble m'a beaucoup plu.


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