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Poésie classique
FrenchKiss : Nos nuits de cinéma
 Publié le 04/02/19  -  25 commentaires  -  1056 caractères  -  724 lectures    Autres textes du même auteur


Nos nuits de cinéma



Mon cœur tout débraillé gonflait mes poches vides ;
L’âme légère au vent comme un fétu de blé,
J’ai largué ma jeunesse au cou des chrysalides,
Sur leur peau de batiste où j’ai parfois tremblé.

De mille souvenirs, c’est là que tout commence,
Nos nuits de cinéma, l’âge d’or des destins,
Lorsque le rideau rouge écartait le silence
Et que vibrait l’élan de nos doigts clandestins.

Une pie au balcon du petit Élysée
Chantait à nos soupirs ses airs de caramel ;
Ta bouche avait le goût de la fleur de rosée,
D’une épine de sang coulait ton hydromel.

De Liz à Marilyn, tes yeux brillaient pour elles,
Moi La Fureur de vivre aux portes de l’enfer,
Toi le vent de l’Histoire et ses amours cruelles
Dans ce train condamné par une croix de fer.

Il est loin le berceau de mes imaginaires,
D’où venaient-ils ces ciels dispersés dans le noir ?
Adieu temple furtif de mes rêves lunaires,
Je vous porte gravés comme un parfum du soir.


 
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   Anje   
21/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Classique.
L'auteur me semble manier la prosodie avec une grande aisance et ses rimes croisées font des vers fort agréablement enlacés.
Avec "mon cœur tout débraillé", la première strophe est à elle seule un feu d'artifice. J'ai aussi un plaisir particulier avec la pie qui chante ses airs de caramel. Mais tout fut un délice jusqu'au parfum du soir.
Merci pour ce joli moment de lecture, et de relecture.
Anje en EL.

   Hananke   
23/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour

Encore un très beau texte classique dont j'adore la référence
à la jeunesse et ses soirées de cinéma...où l'on ne regardait pas que
le film.
Belle référence aussi à la la pub la Pie qui chante que l'on voyait
aux entractes et celle à James Dean? Liz taylor et Marilyn.

Oui, un très beau poème dont j'aime beaucoup le vers, entre autres :

Adieu temple furtif de mes rêves lunaires.

Hananke en E.L.

   bipol   
4/2/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjour,

de retour, je viens vers vous, ou l'inverse mais bon...

je suis très intimidé par le classique

étant spécialiste du brut de chez brute...!!

enfin je suis hypersensible et donc votre texte m'a emporté

par sa délicatesse, je m'y suis retrouvé

à mes quatorze ans

la jeunesse quel beau souvenir

et mon cœur tout débraillé en est vraiment la métaphore

bravo et merci, j'ai oublié beaucoup de choses en vous lisant

   senglar   
4/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour FrenchKiss,


Voilà qui répond admirablement à votre pseudo :) Si les ciménas avaient une utilité c'était bien sûr d'abriter aussi les amours de jeunesse pour pas trop cher... où les dulcinées devenaient vamps, femmes fatales, itou... et les prétendants Casanova.

- Géniaux les "doigts clandestins" !
- Une ineffable confiserie la strophe centrale, le coeur de cerise baigné de liqueur d'une bouchée Mon Chéri.

J'ai moins aimé les rêves lunaires (crépusculaires) et "gravés" associé à "parfum" (trop volatil).
Curieusement pour l'époque dans la strophe 4 l'homme semble plus fleur bleue que la femme qui semble palpiter à des enjeux plus dramatiques. Vous pouvez ne pas être d'accord avec cette remarque mais l'image du train...

En gommant ces dernières remarques en ce qui me concerne j'ai trouvé votre poème léger, d'une douce, charmante, délicate nostalgie, très réussi. Très belle évocation...


Senglar

   papipoete   
4/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour FrenchKiss
Mille souvenirs me ramènent au temps, où derrière le grand rideau rouge s'écartant, apparaissait le grand écran qui montrait Liz, Marilyn et tous ces acteurs qui nous faisaient rêver ! Et nous avions l'un pour l'autre un regard de cinéma, quand le héros embrasse la " fille du désert ", et ce baiser que nous échangions alors, au creux des fauteuils de velours " avait le goût de la fleur de rosée ".
C'était, du bonheur la suprême séance, alors que le rideau rouge s'écartait .
NB encore une fois, le " frenchie " nous épate avec ses vers tirés au cordeau ( de soie ), et les images dont il orne son poème, semblent sorties d'un album en technicolore !
La 3e strophe est un enchantement, et jusqu'à la fin j'eus peur d'un " c'est quand qu'on baise ? " ouf, je suis rassuré !
Des rimes riches de surcroît, tout au long de ces alexandrins !
Chapeau bas l'Artiste !

   Castelmore   
4/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour FrenchKiss

La première strophe où le narrateur évoque sa sexualité solitaire d’adolescent me donne la désagréable impression d’avoir été raccrochée après coup au texte original .
Elle est tout aussi soignée et subtile que les autres mais pour moi elle fait irrémédiablement raccro ...

Comme celui du narrateur.., « Il est loin le berceau de mes imaginaires « ... et pourtant par la magie de vos mots, le rythme et le charme de vos évocations vous avez ouvert en grand le rideau de mes souvenirs et brisé leur silence.

Un grand merci

Castelmore
Avec un caramel collé à son dentier ...

   TheDreamer   
4/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
5 quatrains de rimes croisées.

Joli souvenir des salles obscures, moment de liberté où tout semble possible. Un premier vers qui n'est pas s'en me rappeler le vers d'entame de "Ma bohème" d'Arthur Rimbaud ("Je m'en allais les poings dans mes poches crevées") lui aussi un souvenir de jeunes années.

Je retiens en particulier les derniers vers du poème :

"Adieu temple furtif de mes rêves lunaires,
Je vous porte gravés comme un parfum du soir".

Merci.

   Miguel   
4/2/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Une pure merveille, un texte de grand poète. Je regrette de ne pas l'avoir lu en espace lecture, où j'aurais donné plus libre cours encore à mon enthousiasme. Cette manière neuve d'évoquer un passé béni et regretté à travers les films aimés et vus en amoureux, rend le lecteur plus nostalgique encore que les habituels, et souvent très réussis, soupirs après le temps enfui, les saisons, la jeunesse, etc. Chaque vers est un chant, sonne comme une vocalise, tout est rythmé avec force, la force de la vie et de la jeunesse, tout es plein d'images fortes, tout est réussi. Le premier vers donne le la d'une tonalité rimbaldienne qui ne s'essouffle pas : là n'est pas le moindre mérite de ce poème. D'ordinaire je ne donne jamais de "passionnément" car, me dis-je, que dirai-je d'un texte de Hugo ou de Baudelaire ? Mais ici, sans réserve, passionnément.

   emilia   
4/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un souvenir vibrant de soirées cinéma évoquées avec tendresse et nostalgie sur cette période essentielle qui construit un destin, à l’âge des découvertes et des primes amours, de la quête d’identité et du choix de ses héros ou héroïnes, avec pour premier vers une entrée en matière très expressive situant le narrateur entre Rimbaud et James Dean réunis dans cette « Fureur de vivre » caractéristique et source particulièrement riche de projections imaginaires et son « entracte » bienvenu au goût de « caramel »… ; une période cruelle semble avoir condamné la partenaire complice à un destin bien tragique que laisse suggérer « ce train condamné par une croix de fer » rendant ce souvenir encore plus poignant… ; j’aime beaucoup l’ensemble pour sa qualité d’écriture autant que pour la sensibilité qui en émane et qui culmine au dernier vers dans cette métaphore audacieuse : « Je vous porte gravées comme un parfum du soir » renforçant l’idée d’une empreinte inoubliable…

   myndie   
4/2/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Frenchkiss,

je pense qu'un jour vous arriverez à me faire pleurer. Vous n'en êtes pas loin.
Que m'importe la rigueur des règles de la prosodie classique!
Ici, je rejoins Bipol : moi aussi très intimidée par le classique, je vous tire mon chapeau et moi aussi, hypersensible, j'ai été soufflée par la beauté et la puissance évocatrice de votre poème.
Pourtant, je n'ai pas connu ce que vous décrivez, ou peut-être que oui mais par procuration, quand passait à la télé l'excellente "Dernière séance" d'Eddy Mitchell.
Je vous fais un aveu : cinéphile je suis jusqu'au bout de la plume, jusqu'à tâter de la critique sur un webzine. Alors oui bien sûr, le thème choisi m'emporte, mais pas que : cette façon que vous avez d'habiller vos souvenirs d'atmosphère, de frissons, de couleurs et d'images si belles, ça c'est ce qui m'importe et m'emporte.
J'adore "l'élan des doigts clandestins"
et le magnifique final
"Adieu temple furtif de mes rêves lunaires,
Je vous porte gravés comme un parfum du soir."
Frenchkiss, le meilleur gage de votre talent, c'est, à mon sens, les deux "passionnément" reçus en espace lecture.
Je vous préviens, si vous ne voulez pas que je finisse par vous détester, je vais vous dire, à l'instar de ce cher EB, "je vous demande de vous arrêter!"

myndie Scarlett

   Cristale   
4/2/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour FrenchKiss,

J'espère que le mot "fin" ne clôt pas cette séance et bien que j'arrive après l'entracte, de l'extérieur j'ai entendu les bravos et les bis de la foule onirienne venue applaudir votre scénario.

Deux très jolis vers :
"Lorsque le rideau rouge écartait le silence
Et que vibrait l’élan de nos doigts clandestins."

Quelques passages délicieux m'ont mis l'amour à la bouche tel le troisième quatrain :

"Une pie au balcon du petit Élysée
Chantait à nos soupirs ses airs de caramel ;
Ta bouche avait le goût de la fleur de rosée,
D’une épine de sang coulait ton hydromel."

Dans l'ensemble tout est ravissant : descriptions, rythme, syntaxe.

Je pourrais relever quelques broutilles sur la technique mais je n'en ai pas envie. Quoi que...juste une ou deux pour le plaisir ? "débraillé" à l'hémistiche du premier vers, "blé" en rime du deuxième vers. On retrouve aussi "largué" au troisième. une redondance de sonorités qui pourraient nuire à l'écho voulu sur les rimes "blé/tremblé" du premier quatrain.
... "noir/soir" rimes un peu faciles.
..."caramel/hydromel" : un jeu sur un nombre de syllabes différent auraient relevé le quatrain pourtant déjà sublime.
La sévérité de ma note sera justifiée.

Bon, vous l'avez compris, je déteste ce poème magnifique :)

Cristale

   Eki   
4/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Contrairement à une caméra en mode automatique,
Frenchkiss se fait son cinémoi.

On ne peut pas vous accuser d'une mise en scène médiocre, ni de faire dans la figuration anonyme...

On ne peut que s'enflammer pour la VO, la prise de vue secrète, la séquence émotion...

Petite censure sur la bande érotique !

Mais

Le plan rapproché, les baisers de cinéma..."Ces arts" vous appartiennent.

C'est beau et touchant comme au cinéma !

   Hubert   
4/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Mélodieux, certes ! Mais le sens, les métaphores, les références sont "moyens".

Premier vers sonne bien, mais si on veut en comprendre le sens, c'est délicat.
Troisième et quatrième vers : chrysalide à la peau de batiste : peu flatteur, certaines vous qualifierez de goujat !

Je passe sur "nos doigts clandestins", pour, au quatrième quatrain sourire à cette pub. de la "pie qui chante" et " m'étonner" à la lecture du douzième vers.
Les références citées excluent les non-cinéphiles.
Pour finir,
- Adieu temple furtif de mes rêves lunaires,
- QUE JE porte gravés comme un parfum du soir.(si vous parlez des rêves. Si vous parlez du cinéma : Je te porte gravé.

Des détails, car la plupart des lecteurs ressentent plus la mélodie des mots que leurs sens. Pour ma part, c'est l'ensemble qui me fait apprécier, ou pas, un texte.

Mon appréciation, vaudra pour la prosodie.

   Stephane   
4/2/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir FrenchKiss,

Vous semblez avoir atteint le Graal - si tant est qu'il existe - avec ce poème absolument sublime du début à la fin. Tout est extraordinairement beau et comment faire justement pour décrire le "beau" lorsque celui-ci atteint des sommets ?... C'est la question que je me pose et à laquelle je ne me risquerais pas de répondre, pour tout l'or du monde...

Cordialement,

Stéphane

   Sylvaine   
5/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour FrenchKiss,
J'hésite toujours à commenter les poèmes car c'est un domaine où je me sens moins compétente, mais je me suis laissée emporter par le flux harmonieux de ce texte au classicisme impeccable et par la richesse de ses images. Le premier vers ouvre le poème par un coup d'archet magistral. J'aime un peu moins le dernier, je trouve un peu plate la comparaison avec le "parfum du soir". L'ensemble n'en exerce pas moins un réel envoûtement sur le lecteur.

   Vincente   
5/2/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Du classique qui coule en hydromel. Liqueur douce et chargée d'une patte qui ne se renie, sucrée juste de quelques légèretés, aux singuliers dévers diserts, de fait tout ce qu'il faut pour réjouir pupilles et papilles.

Rien à redire, à part peut-être que j'ai particulièrement aimé : "Mon cœur tout débraillé gonflait mes poches vides", "l'élan de nos doigts clandestins" et "D’une épine de sang coulait ton hydromel."
Rien à redire si ce n'est "respect !"
Rien à redire si ce n'est que cette fois-ci j'ai un peu regretté les graines endiablées qui s'emportaient dans Les mémoires d'un puceau contrarié, le librettiste est ici un peu plus sage...

   Lulu   
5/2/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour FrenchKiss,

Quelle belle réjouissance que ce poème qui nous fait entrer dans un univers que j'ai du mal à qualifier au premier abord. J'ai surtout ressenti de belles évocations qui m'ont parfois fait pensé à des poètes que j'aime, comme Rimbaud pour le premier vers, par exemple.

L'ensemble, tout comme le premier vers, me semble magnifique. J'ai aimé l'état d'esprit du poète à "L'âme légère au vent…"

J'ai trouvé intéressant ce vers "De mille souvenirs, c'est là que tout commence,". Cette opposition entre ce qui a été et ce qui est annonce cette mise en perspective des "nuits de cinéma" à merveille. L'emploi de l'imparfait développe une douce nostalgie.

Puis, pour agrémenter notre plaisir, ce détail anodin qui fait de ces nuits de cinéma, un ensemble très bien vu "Une pie au balcon du petit Elysée / Chantait à nos soupirs ses airs de caramel ;... L'originalité de ce lexique confère à cette évocation une pointe de complicité, tant avec ce "tu"... "Ta bouche avait le goût de la fleur de rosée" qu'avec les lecteurs que nous sommes.

La dernière strophe me plaît beaucoup pour sa tonalité, comme tout le reste. On sent, cependant, dans ces termes "Adieu temple furtif", plus une note de regret du temps qui file, qu'un regret tout court. La poésie et cette "âme légère" permettent de se livrer à ces "rêves lunaires" sans que le temps n'altère la beauté de ce qui a pu être.

Enfin, bien sûr, j'ai aimé ces références explicites au cinéma "De Liz à Marilyn, tes yeux brillaient pour elles, / Moi La Fureur de vivre aux portes de l’enfer,"...

En relisant ce beau poème, je mesure, chaque fois, ce que j'aime en poésie : cette belle évocation qui nous pousse à voir toujours plus, et à ressentir toujours davantage. C'est si musical ; certes, il s'agit d'un poème classique, mais cette musicalité est harmonieuse et fort plaisante.

Merci à vous pour ce partage, et bonne continuation.

   Pouet   
5/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bjr,

Ayant honteusement omis de commenter le dernier opus de l'auteur, je vais tenter de me rattraper piteusement avec celui-ci...

Alors le premier vers m'a accroché direct, j'ai beaucoup aimé l'image. Je suis moins fan du deuxième et de "son âme légère au vent" qui m'a semblé plus convenu. Le troisième m'est apparu un brin "tarabiscoté" ou redondant- chrysalide renvoyant à jeunesse non?- mais sans doute n'ai-je pas compris et je n'ai pas compris (encore) la "peau de batiste" du quatrième, ignare que je suis recherchant un saint p disparu... Bon je vais pas continuer comme ça jusqu'au 20éme et Ménilmontant...

L'ensemble est bien évidemment fort bien écrit, évocateur.

Peut-être relèverais-je quelques "facilités" à l'instar de "mille souvenirs", "l'âge d'or", "vibrait l'élan", "ta bouche avait le goût", "tes yeux brillaient"... Cela n'engageant que moi qui en ponds par dizaine dans mes textes ceci étant.

Dans mes préférés se glisseront les "doigts clandestins" et le "temple furtif" ainsi que les "ciels dispersés dans le noir"...

Voilà, je ne pense pas pouvoir apporter grand chose de plus, mon analyse étant ce qu'elle, c'est à dire peu de chose. Mais j'ai essayé de la faire avec sincérité malgré ma maladresse et mes compétences poétiques limitées.

Anecdote personnelle: j'ai emballé une de mes premières conquêtes devant "Les visiteurs"... Ça pose un bonhomme non? :)

Tendre mélancolie, écran noir et nuits blanches.

Pouet, fan de Roger Rabbit et des peaux de batiste. (qui aura appris un mot)

   Cat   
5/2/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour FrenchKiss,

Les mémoires d'un enfant en cinémascope, voilà la séance à laquelle je viens d'assister.

Les images sont belles, à commencer par celle de l'entame ''Mon cœur tout débraillé gonflait mes poches vides" qui m'a envolée aussitôt vers ce cinéma paradisio de l'enfance. Voyage entre ses saveurs aigres-douces où se reniflent déjà les senteurs lourdes du monde adulte.

Si classique il y a, je le crois sur parole car je suis loin d'être la mieux placée pour le contester, mais pour moi il a soufflé avec un tel réalisme, un tel romantisme dans l'expression, que je n'en ai ressenti aucun des méfaits de son lyrisme empesé habituel.

Merci et bravo, FrenchKiss ! Vous enchaînez les succès à plumes et mon Panthéon perso, celui où vous occupez la première place ex æquo avec Cristale depuis les mémoires de votre puceau, ne peut que s'en réjouir, lui qui resplendit tant et plus de tous vos feux.

Je vous attends avec impatience à la prochaine croisée des chemins, certaine qu'avec l'humour, le cru assumé et un romantisme qui ne m'étonne pas finalement chez vous, vous possédez toutes les cordes à votre arc pour nous offrir longtemps encore de belles évasions en votre compagnie.


Cat
sous le charme

   hersen   
5/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai bien peur que tout y soit et que le texte ne me donne même pas prétexte à palabrer, tant ça sonne juste.

C'est juste un plaisir de s'enfoncer dans ces vieux fauteuils pourpres, de sucer des caramels et de dérouler le film à l'envers.

Merci de la lecture !

   FrenchKiss   
5/2/2019

   STEPHANIE90   
6/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour frenkiss,

un petit tour bien agréable dans les salles obscures, nostalgie d'un temps définitivement passé où les cinémas de quartier étaient le lieu de drague par excellence. J'ai laissé déroulé la pellicule du 7ème art avec délectation lorsque arrivée à la troisième strophe, j'ai retrouvé les saveurs de caramel...
"Adieu temple furtif de mes rêves lunaires,
Je vous porte gravés comme un parfum du soir."
Eh oui, fini ces lieux magiques, à présent on regarde le dernier film à la mode branché sur sa box. C'est bien dommage.
De très jolie image, alors merci pour ce film de vos nuits de cinéma,

Clap !
StéphaNIe

   pieralun   
6/2/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bjr FK,

2 premiers vers Rimbaldiens à n’en pas douter ( ils me reppellent « sensations » je crois, et ils sont magnifiques.

Un 2eme quatrain un peu plus emprunté sur les 3 premiers vers, habilement et joliement relevés par le 4eme: je l’adore !

3ème quatrain Splendide, bravo!

Petite énumération au 4 eme, peut être pas nécessaires

Je comprends mieux dans le dernier quatrain ce que vous vouliez dire par envolées Lamartiniennes.

Un superbe poème Frenckiss, et, je ne peux en parler qu’en tant qu’homme, nous ramène de plus ou mois loin vers les emois de la découverte de la femme.

   sympa   
8/2/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est un très beau moment de lecture .
Description originale et parfaitement maîtrisée de souvenirs ( mais pas que puisque celà doit toujours perdurer surtout si le film est un " navet " )...
Merci et bravo.

   wancyrs   
10/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Frenchkiss,

La dernière strophe est convenue, et vient gâcher un peu mon plaisir ; sinon l'ensemble coule comme du miel dans le palais. On se délecte de vos images, et on voyage sans bouger de l'endroit où on est scotché.

Merci pour ce grand scénario !

Wan

   bardamu   
15/2/2019
Commentaire modéré

   bardamu   
15/2/2019
Commentaire modéré


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