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Poésie libre
fugu : Partir en fumée
 Publié le 08/02/18  -  14 commentaires  -  351 caractères  -  213 lectures    Autres textes du même auteur

Pourtant tout en disait long...


Partir en fumée



Sous l'œil bouffi d'un soleil mal luné
l'aube s'enfuit de l'abîme en laissant traîner sa robe bleue
dans la suie d'une nuit broyée
où mugissent encore sur les trottoirs
de gros nuages gris disloqués.

J'ai vu ton sourire s'engouffrer dans le caniveau

et mes cendres ont neigé sur la ville toute la nuit.


 
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   Fowltus   
29/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bon, j'aime bien votre ' soleil mal luné' du début.
Je vois plus un court poème qu'une poésie en prose, par ailleurs.
Les poèmes courts sont plutôt rares sur Oniris.
(Les lecteurs n'en n'ont jamais assez).
Vous parvenez à créer dans ce condensé un petit monde à part au sein duquel se dessine une histoire.
J'ai apprécié de lire vos sept petits vers.
Au plaisir de vous lire à nouveau.
Fowltus en EL.

   Brume   
30/1/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour

Une vision assez fantomatique, les matières vaporeuses s'emiettent, s'enfuient avec grâce. L'insaisissable côtoie l'invisible. Et j'aime ce bleu qui file dans les airs.

Très court, mais tant de jolies choses se passent, en perpétuel mouvement. L' insaisissable s'exprime, c'est intense, sublime.

   Eclaircie   
8/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Fugu,

Ce verbe à l'infinitif du titre incite à entrer dans le texte pour savoir ce qui ou qui part en fumée.
Alors, à la lecture défilent des images bien "explicites", très visuelles et la lectrice que je suis se laisse embarquée dans ce paysage désolé, bien décrit où les couleurs servent le propos.
Bien sûr le poème est "libre" aussi mon commentaire paraîtra court, mais dans cette catégorie, le plus important est d'embarquer le lecteur, de lui faire ressentir l'état d'âme du narrateur. Là c'est réussi.
Il y a bien un peu de "bleu", certes, mais cette "robe-bleue- traîne dans la suie". On voit cette souillure, cette histoire qui se termine dans la nuit, la nuit chargée des cendres de l'espoir de ce narrateur qui n'aura pas retenu le sourire dans sa chute.

Merci pour ce partage.

   hersen   
8/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour fugu,

Sept vers qui en disent long, qui créent une ambiance en laissant en suspens juste ce qu'il faut pour que dans ma tête ça travaille, ça travaille.

Du noir, du gris, du bleu, comme un camaïeu froid.

Un grand merci !

hersen

   papipoete   
8/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour fugu
En ce moment, les oniriens ses surpassent en écrivant " court ", car je le dis aux auteurs, << que c'est ardu ! >> Il faut retenir sa plume pour ne garder que l'essentiel et vous le faites ici de belle façon !
Les 2 premiers vers valent une strophe multi-vers et celui qui referme ce " départ en fumée " en dit long ...

   Donaldo75   
8/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour fugu,

Ce poème illustre bien le fait qu'on peut faire court et poétique, sans s'encombrer d'effets inutiles. En tant que lecteur, c'est ce que j'ai ressenti par l'atmosphère, les images, les couleurs dégagées par les mots, le dernier vers.

Bravo !

Don

   PIZZICATO   
8/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'exergue et le titre donnent déjà le ton.

On découvre, à chaque vers, une atmosphère qui incite à marquer une pause pour bien cerner le ressenti que l'auteur a voulu exprimer ; des images tout en couleurs pour appuyer les non-dits.

Je ne cite rien en particulier, j'ai beaucoup aimé le tout.

   Marite   
8/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très étrange cette atmosphère suggérée et ressentie à la lecture de ce poème très court en effet. Les non-dits sont également présents dans les divers commentaires que j'ai lus si bien que je n'ose pas formuler ce qui m'est venu à l'esprit à la lecture des deux derniers vers ...
" J'ai vu ton sourire s'engouffrer dans le caniveau

et mes cendres ont neigé sur la ville toute la nuit."

   jfmoods   
8/2/2018
Ce poème de forme libre s'inscrit dans un cadre urbain (compléments de lieu : "sur les trottoirs", "dans le caniveau", "sur la ville") passablement tourmenté (personnification désenchantée assortie d'un jeu de mots : "l'oeil bouffi d'un soleil mal luné", allégorie délétère : "l'aube s'enfuit de l'abîme en laissant traîner sa robe bleue", images véhiculant une désintégration : "Partir en fumée", "la suie d'une nuit broyée", "de gros nuages gris disloqués", animalisation : "mugissent") qui met en scène une séparation amoureuse (métonymies : "J'ai vu ton sourire s'engouffrer", "mes cendres ont neigé"). Les assonances (en, i) appuient sur ce délitement tandis que l'allitération (s) marque le point de fuite d'une histoire intime. L'adverbe ("encore") et le complément de temps ("toute la nuit") manifestent la présence d'une douleur demeurée vive.

Merci pour ce partage !

   Luz   
8/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est court et c'est très bien.
Seul bémol pour "mugissent" : je trouve que ça ne va pas bien des nuages qui mugissent (pas poétique ici).
Le reste est génial.
Merci.
Luz

   Raoul   
8/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour, j'aime vraiment beaucoup, c'est saisi au vol, c'est beau comme une pensée à vif, à fleur de peau.
J'aurais juste une réserve minuscule sur les deux couleurs, trop visuel (on sent le spectacle) qui glisse trop hors du (re)senti.
Très fin et bon texte. De la vraie poésie !

   Marie-Ange   
9/2/2018
Hier, je vous ai lu, pas vraiment convaincu, j'avoue un peu troublé par ce texte court mais trop marquant.

Aujourd'hui, j'ai abordé votre écrit, sous un autre angle, le ressenti reste identique sur le fait que votre texte en peu de mots, nous narre un fait douloureux, mais je le conçois sans être saisi d'emblée par ce qui peu paraître "violent".

Il est parfois nécessaire de prendre du recul, car votre texte n'a rien d'anodin, il ne peut pas être commenter à la légère, par contre, il est difficile de lui m'être une appréciation, c'est ni "j'aime pas" ni "j'aime passionnément", c'est juste "LE TEXTE" à lire et à relire bien attentivement.

   Hiraeth   
11/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Comme d'autres commentateurs, je reste hébété devant votre texte, ce qui est une bonne chose ! L'obscurité est belle quand elle est forte et simple et qu'elle nous parle, même confusément.

Seul le vers "de gros nuages gris disloqués" me paraît en-dessous du reste, autant au niveau du son que du sens.

Le dernier vers est excellent.

   Lylah   
15/2/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Oui, oui, oui ! La poésie - surtout libre - n'a pas besoin de faire trois pages pour être percutante (au contraire, dirais-je :)

C'est un coup de poing au plexus à chaque ligne avec le dernier KO tout à la fin.

Je suis verte de jalousie, voilà ! :)


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