Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie classique
Hananke : L'étang
 Publié le 13/06/16  -  15 commentaires  -  732 caractères  -  258 lectures    Autres textes du même auteur

Amusement d'écriture poétique en vers courts.


L'étang




Le ruisseau bloque,
Creux de terrain
Couleur d'airain,
Son cours loufoque

Contre le mur ;
L'immobilise
Avec la lise
Au fond d'azur

Et le dilate
En le vallon
Tel un ballon
Qui point n'éclate.

Il fait l'étang
Comme l'artère
Qui se resserre
Gonfle son sang.

Double d'orées,
De monts, de champs,
De jours couchants,
D'aubes dorées,

Mystérieux,
C'est le solaire
Et le lunaire
Piège des cieux

Où la Grande Ourse
En s'abîmant
Du firmament
Finit sa course

Et sur son seuil
Un vieux cyclope
Hypermétrope
Baigne son œil.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   socque   
23/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Ah oui. Vraiment j'apprécie cette description soignée, à la fois précise et ouvrant sur un ailleurs étrange, à partir d'un lieu bien concret. Les vers courts, qu'on pourrait trouver trop saccadés pour l'évocation d'une eau stagnante, me paraissent pourtant fort appropriés, apportant un degré d'insolite qui "réveille" le tableau ; les images elles aussi me plaisent, apportant toujours ce mélange de prosaïque (le creux de terrain, l'artère qui se resserre, le ballon) et d'envolée (les aubes dorées, le firmament, le cyclope, mais il est hypermétrope !).

Un très bon équilibre, à mon avis, entre le terre-à-terre et le lyrique. Et je salue la difficulté de faire rimer avec constance sur des vers aussi courts, sans que le résultat paraisse (du moins à moi) artificiel ! Sur un sujet qui à la base ne me passionne pas, je trouve que vous réussissez à écrire quelque chose de bien senti.

   MissNeko   
23/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Belle évocation d'un étang. Les images sont magnifiques, les comparaisons intéressantes : le ballon, l'artère.
Il est le piège du soleil et de la lune mais aussi des étoiles :
"Où la Grande Ourse
En s'abîmant
Du firmament
Finit sa course" très beau
Le tout teinté d'une légère note d humour avec le mot loufoque et le dernier quatrain avec le cyclope hypermétrope.
Merci

   Anonyme   
26/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ça se lit d'un trait, ça coule de source.
Les vers brefs,cependant, donnent plus l'impression d'un ruisseau qui court (dont il est question au début) que d'un étang dont l'eau dort.
J'ai adoré la dernière strophe, l'image qu'elle propose.
Merci à vous.

   MonsieurF   
27/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème musical et sautillant, que j'ai trouvé très agréable à lire.
Le rythme est bon, même si peut être il aurait gagné par moment à s'assagir un tout petit peu.

J'aime bien la chute, un peu inattendue et drolatique.

"Il fait l'étang
Comme l'artère
Qui se resserre
Gonfle son sang."

par contre je trouve cette strophe très en deçà du reste, un peu lourde et pompeuse.

Mais un beau texte.

   Anonyme   
13/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Hananke... Tu ne nous avais pas habitué à ce genre poétique qui a beaucoup de charme ! Plus que l'exercice annoncé dans l'incipit cette suite de quatrains courts avec quelques jolies métaphores décrit avec bonheur cet étang... Bien aimé aussi la rime d'orées/dorées et le quatrain final et son cyclope hypermétrope !
Un excellent divertissement poétique... Bravo et merci

   leni   
13/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonsoir Hananke
,Non ce n'est pas une eau stagnante ça coule de source les vers courts impriment ce rythme Et c'est très agréable à lire Jaciteles blocs de vers que je préfère

3Il fait l'étang
Comme l'artère
Qui se resserre
Gonfle son sang

et superbe la finale


Où la Grande Ourse
En s'abîmant
Du firmament
Finit sa course

Et sur son seuil
Un vieux cyclope
Hypermétrope
Baigne son œil

bien trouve BAIGNE TON OEIL

bravo SALUT cordial Leni

   PIZZICATO   
13/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les tétrasyllabes donnent à ce poème une belle musicalité.
Des images intéressantes pour décrire cet étang.
" Et le dilate
En le vallon
Tel un ballon
Qui point n'éclate "
" Où la Grande Ourse
En s'abîmant
Du firmament
Finit sa course "

Une chute amusante.

   Anonyme   
13/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un bel amusement poétique sur le thème de l'étang. Des vers concis et travaillés. Les 5è et 8è strophes sont mes préférées.

Double d'orées,
De monts, de champs,
De jours couchants,
D'aubes dorées,

J'ai vraiment apprécié les sonorités et le jeu de mots entre "double d'orées" (il fallait le trouver celui-là !) et "d'aubes dorées".

Et sur son seuil
Un vieux cyclope
Hypermétrope
Baigne son œil.

Un vieux cyclope hypermétrope (il fallait y penser !)...

Wall-E

   Cristale   
13/6/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Bonsoir Hananké,

Voici un joli diaporama d'images poétiques et d'allure vive comme l'eau de ce ruisseau qui court se jeter dans un étang.
C'est gai, musical, tout simple apparemment mais couler autant de vers et de rimes sur le très rare tétrasyllabe relève de l'exploit.

Je vais chipoter un peu pour ne pas perdre les bonnes habitudes :)
"Et le dilate
En le vallon"
Je trouve ce "en le" pas très élégant.

Une remarque également concernant la redondance des sons "an" à la rime des strophes 3-5-6 : "étang-sang-champs-couchants-s'abîmant-firmament" qui, pour un si court poème, aurait pu être évitée. Cela vaudra un + en - pour ma notation.

Mais j'adore cette strophe, entre-autres :

"Double d'orées,
De monts, de champs,
De jours couchants,
D'aubes dorées,"

et bien sûr je décerne la palme à :

"Et sur son seuil
Un vieux cyclope
Hypermétrope
Baigne son œil."

Merci et bravo Hananké !
Cristale

   hersen   
14/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un "amusement", oui, bien sûr, qui donne beaucoup de plaisir.

Et le tout est si bien dit, donc, supposons-nous, si bien fait.

Et cet oeil du cyclope qui baigne. Repu ?

Bravo

   Vincendix   
14/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke,
Des vers courts qui ressemblent à un assemblage haïkus et qui ont justement leur étonnante densité.
Après le canal, l’étang est mis à l’honneur, avec la même évocation poétique qui me touche.
Solaire, lunaire, le ciel se reflète dans les eaux calmes de ce plan d’eau qui me rappelle « l’étang bleu », cher à mes souvenirs de jeunesse.

   papipoete   
14/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Hananke ;
En tétrasyllabes, l'auteur nous embarque dans un voyage, qui me fait songer au battement de mon coeur . Lors d'une systole, dont l'organe serait colline, montagne, falaise, le jet expulsé par l'artère se répand en rus dans toutes les veines de la nature ; caillot stagne en mare, mire le soleil à l'étang ; puis laisse repartir le flot .
En delta, de la mer au ciel remontera aux cieux, diastole, et pleuvra sur la colline, la montagne, la falaise ; et coulera, " bloquera son cours loufoque contre un mur ", puis rejaillira !
Les rimes " orées " sont si bien placées, et le dernier quatrain clôt malicieusement ce périple .
Seul bémol, " qui (point) n'éclate "

   Anonyme   
14/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,

Eh bien ! quand vous vous amusez je trouve que vous percutez…

Bravo !

Et à vous relire (dans cette veine ce sera avec plaisir).

Cordialement

Corbivan

   emilia   
14/6/2016
Un joli jeu de rimes embrassées qui cascadent et se renvoient la balle dans le respect de l’alternance avec de belles images et une variété chromatique allant de l’airain à l’azur, du rouge sang aux ors de l’aube et du soleil couchant, jusqu’aux étoiles du firmament pour s’achever sur cette chute pour le moins « loufoque » et inventive du « vieux cyclope hypermétrope et son clin d’œil souriant offrant une agréable fantaisie…( peut-être aurais-je préféré en ce vallon car il me semble que « en le » accroche un peu, mais à vous de voir…)

   Curwwod   
15/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce poème dans son contenu, sa forme, jusque sa calligraphie coule comme ce cours d'eau dont vous parcourez la rive, ru d'abord, ruisseau, étang où se mire le ciel nocturne et cette lune borgne et toujours aussi porteuse de fantastique. Le mètre choisi donne un rythme sautillant, très évocateur qui n'est pas sans rappeler celui charmant des comptines.
Les deux derniers quatrain m'ont plus particulièrement séduit.
"Où la Grande Ourse
En s'abîmant
Du firmament
Finit sa course

Et sur son seuil
Un vieux cyclope
Hypermétrope
Baigne son œil."


Oniris Copyright © 2007-2018