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Poésie classique
Hananke : Les étoiles
 Publié le 26/05/18  -  14 commentaires  -  997 caractères  -  254 lectures    Autres textes du même auteur

La Terre est un guéret d'où naissent les narcisses.


Les étoiles



Le crépuscule étend son crêpe sur la côte.
Falaises, amers, caps se dérobent à l'œil
Et le jour veuf revêt son costume de deuil.
Une lueur, là-bas, perce la noirceur, haute,
Et palpite et grandit, rayonne puissamment,
C'est Stella, c'est Vénus, Ève du firmament,
Première éclosion des semences astrales.

Mais d'autres s'ouvriront, les graines sidérales
Germent à l'horizon d'un juillet clair-obscur,
L'Univers revêtant de bronze son azur.
Et, dans les soirs ombreux dispensés de voilage,
La coupole se mue en champ de javelage :
Il est des cieux déserts ainsi que des labours,
Ils sont enrichis d'or par le terme des jours.

Pour vivre sur la Terre en meilleure harmonie,
Toi qui t'offres aux dieux de l'orgueil affiché,
Au lieu de contempler ta fidèle psyché,
Ouvre et lève tes yeux vers la Glèbe infinie
Qui, par son ordonnance et son immensité,
Prodigue l'aliment contre la vanité.


 
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   Robot   
26/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une belle première strophe, expressive, imagée, aux rimes résonnantes.

La seconde strophe est au dessous. Difficile de tenir dans la durée. Par exemple, la rime obscur/azur est au minimum.

J'aime beaucoup:
"Et, dans les soirs ombreux dispensés de voilage,
La coupole se mue en champ de javelage :"

Par contre, je m'interroge sur les deux derniers vers de la strophe. Pourquoi les labours (la terre retournée) s'enrichissent-ils d'or par le simple fait du terme des jours. Je ne saisi pas la métaphore.

J'apprécie moyennement la tendance moralisatrice de la dernière strophe. Surtout en raison du "tu". J'ai toujours l'impression avec cette adresse à un autre que le narrateur s'exclut du reproche ou du conseil donné à un tiers.

Je suis partagé entre ces différents aspects mais au final j'ai une appréciation positive de ce texte dans ses strophes 1 et 2.

   Anje   
26/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L'orbe étoilé est un spectacle époustouflant quand la nuit a mangé le jour et rangé sa serviette de nuages. Allongé dans un pré dépollué de lampadaire, tout en lisant ma carte du ciel, je réciterai votre époustouflant poème. Me disant que oui, nous sommes tellement petits...
Merci d'ouvrir la porte des rêves et de l'introspection de si belle façon.

   jfmoods   
26/5/2018
Ce poème en alexandrins est composé de deux septains et d'un sizain à rimes embrassées et croisées, suffisantes et riches, majoritairement masculines.

Le cadre spatio-temporel du poème se dessine (époque de l'année : "un juillet clair-obscur", allégories et personnifications fixant les contours du moment évoqué : "Le crépuscule étend son crêpe sur la côte", "le jour veuf revêt son costume de deuil", "L'Univers revêtant de bronze son azur", "Falaises, amers, caps se dérobent à l'œil").

La tombée de la nuit est le moment propice pour se plonger dans la contemplation des cieux (gradation hyperbolique : "Une lueur, là-bas, perce la noirceur, haute, / Et palpite et grandit, rayonne puissamment", présentatif : "C'est Stella, c'est Vénus, Ève du firmament", image du spectacle à venir : "d'autres s'ouvriront").

Bien dégagée (complément de temps : "dans les soirs ombreux dispensés de voilage"), la voûte céleste ouvre un espace incommensurable, qui échappe à tout entendement ("vers la Glèbe infinie", "par son ordonnance et son immensité"), invitant l'être humain à dépasser le stade de la fatuité (entête : "La Terre est un guéret d'où naissent les narcisses", apostrophe par laquelle le poète pourrait bien, aussi, s'adresser à lui-même : "Toi", rime significative : "de l'orgueil affiché" / "contempler ta fidèle psyché").

Elle l'invite à lire, dans les fertiles moissons du ciel (impératif : "Ouvre et lève tes yeux", métaphores de la récolte : "Première éclosion des semences astrales", "les graines sidérales / Germent à l'horizon", "La coupole se mue en champ de javelage", comparaison : "ainsi que des labours / Ils sont enrichis d'or par le terme des jours"), la modestie de sa condition (métaphore : "l'aliment contre la vanité") et à considérer l'enjeu, crucial, de son existence (complément de but : "Pour vivre sur la Terre en meilleure harmonie").

Merci pour ce partage !

   papipoete   
26/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Hananke
" La nuit tombe, le soleil se couche, et des étoiles brillent au firmament " ; ainsi pourrait-on lire l'expression d'un étudiant peu inspiré par le sujet ... mais ici, la façon diffère un peu des lignes que l'on peut parcourir, en relisant l'ouvrage d'un " trop cool littéraire " !
En plus d'être écrit dans un français de haute volée, le récit sème ça et là des mots savants, que je m'empresse de glaner ( guéret, javelage etc ... )
" le crépuscule étend son crêpe sur la côte ... et le jour veuf revêt son costume de deuil ... la coupole se mue en champ de javelage ...les labours enrichis d'or par le terme des jours "
Ah, couchers de soleil, bénits des " Zénith, Leica " et autres objectifs !
Quand je pense à ; << que vois-tu dans le ciel ? - ben, rien >> et moi, chaque soir autour de minuit, je m'en mets plein la vue et je parle aux étoiles !
la dernière strophe moralisatrice, put s'adresser plus précisément à celui qui ne pense pas, et ne fait que réfléchir son image au psyché .
J'ai tenté, en vain, de trouver l'ERREUR, que nenni ! voici un classique parfait !

   leni   
26/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bjr
t le jour veuf revêt son costume de deuil.
Une lueur, là-bas, perce la noirceur, haute,

C'est l'toile du berger c'est Venus qui au fond d'une impasse fais des passes pour ses gigolos Quand le ciel s'allume on y voit ce qu'on veut
A chacun de construire ses images

Mais d'autres s'ouvriront, les graines sidérales


profite de ce moment!!!!

Ouvre et lève tes yeux vers la Glèbe infinie

et laise ton rève s'éponouir

et comme chante Brassens On pense qu demain y fra jour et c'est une calamité

Joli essai sur un thème très Fréquenté Merci LENI

   Cristale   
26/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

J'ai ouvert les yeux sur les mots d'une infinie poésie.

Le regard du poète se lève vers le ciel et nous offre la beauté d'un spectacle inné que nul ne pourra changer. C'est tellement plus beau et vrai que les scènes et discours narcissiques de la gente humaine qui oublient de vivre l'essentiel...

J'ai bien aimé l’enjambement de la septième rime sur le premier vers de la deuxième strophe.
Perso, j'aurais appliqué cette méthode sur tout le texte et des strophes égales en nombre de vers mais l'auteur a fait son choix et je le respecte; c'est juste un avis pour chipoter comme d'habitude :).

L'ensemble est vraiment plaisant.
Bravo et merci Hananké.

   PIZZICATO   
26/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Déjà, l'entame nos offre une image originale et très visuelle " Le crépuscule étend son crêpe sur la côte "
Et tout au long de cette poésie, elles se bousculent, les belles images, pour ce thème très prisé des poètes.

" Il est des cieux déserts ainsi que des labours,
Ils sont enrichis d'or par le terme des jours. "

Et par dessus tout ça (ccomme chantait Bécaud) quatre derniers vers qui ouvrent à la réflexion
" Au lieu de contempler ta fidèle psyché,
Ouvre et lève tes yeux vers la Glèbe infinie
Qui, par son ordonnance et son immensité,
Prodigue l'aliment contre la vanité."

   Anonyme   
26/5/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Je vous ai lu et relu, et là "Les étoiles", ne sont pas parvenues à me toucher complètement, dans l'ensemble du poème.

Seules des phrases de-ci, de-là, me dévoilent des images expressives, impressionnantes. Elles créent l'envie de mieux poser un regard attentif et attentionné.

Je n'ai pas tout à fait retrouvé cette aisance qui caractérise vos écrits. Un peu trop de "et" , rien que trois dans la première strophe dont deux successifs "Et palpite et grandit".

J'avoue ne pas voir aimé du tout le ton, le phrasé de la dernière strophe. Ils énoncent comme des "reproches", je n'en comprends pas bien l'utilité, chacun faisant de son mieux, composant avec ses exigences, ses envies. Les besoins des uns ne sont pas forcément ceux des autres.

   LenineBosquet   
26/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour, je trouve là, à mon goût, un fort bon poème qui va me plaire crescendo. La dernière strophe ayant ma préférence avec cette adresse au lecteur (je suis friand de ce procédé), qui rejoint l'excellent incipit. J'ignorais, d'ailleurs, " guéret" pour "jachère", je comprends mieux le pourquoi du chef-lieu de la Creuse du coup... Merci de me rappeler que je ne suis rien, ou si peu, une poussière dans l'univers.

   BlaseSaintLuc   
26/5/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Oui, le ciel étoilé est magnifique, et en l'observant, on se sent tout petit, humble, mais je ne trouve pas que le texte soit si humble que ça, bien qu'assez beau, il est parfois même compliqué, je ne connais pas grand chose à l'astrologie, et le candide des étoiles ne s'y retrouve pas.

"Falaises, amers, caps se dérobent à l'œil
Et le jour veuf revêt son costume de deuil."

Je ne comprends pas la construction de cette phrase, surtout >" Falaises, amers, caps se dérobent à l'œil. "

Je me suis accroché ainsi à plusieurs, comme sur la queue d'une comète. Texte exigent et ambitieux, qui doit trouver son public dont je ne serais pas.

   Queribus   
27/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Il n'est pas si courant de rencontrer une telle maitrise de la prosodie classique et ça c'est déjà un régal. Je crois que, même en pinaillant, on ne peut trouver de fautes. Histoire de chercher la petite bête, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de é dans la dernière strophe (affiché, psyché, immensité, vanité); peut-être aurait-il fallu varier un peu en cherchant d'autres rimes mais ce n'est pas très grave..

Le fonds, quant à lui, comporte de très belles images quoique, parfois, à la limite de la préciosité; personnellement, j'aurais aimé plus de simplicité. Comme beaucoup d'autres, je trouve aussi la troisième strophe un peu moralisatrice et pompeuse.

Ce poème, de toute façon, est une belle réussite et mérite(à mon avis) une très bonne appréciation.

Bien à vous.

   Anonyme   
27/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut Hananke... Le thème en lui-même ne m'emballe pas vraiment et si j'ai relevé dans ce texte, parfaitement respectueux du classique, quelques jolis vers comme..."C'est Stella, c'est Vénus, Ève du firmament", d'autres m'ont semblé un peu tiré par les cheveux (célestes bien entendu !)... Un exemple ?

Falaises, amers, caps se dérobent à l'œil
Et le jour veuf revêt son costume de deuil.

Pas facile à prononcer pour ce qui me concerne !

Quant au dernier...

Prodigue l'aliment contre la vanité.

Je trouve le terme "aliment" pour le moins prosaïque dans ce domaine interstellaire !

Bonne continuation poète !

   sympa   
28/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
J'avoue ne pas avoir tout compris , ce qui ne m'a pas empêché d'apprecier votre poème tant vous maîtrisez fort bien l'écriture.
en gėnéral, je juge plûtot la forme, le fonds appartenant aux gouts de tout un chacun.
j'ai beaucoup aimé la morale finale :
" Au lieu de contempler ta fidèle psyché,
Ouvre et lève tes yeux vers la Glèbe infinie
Qui, par son ordonnance et son immensité,
Prodigue l'aliment contre la vanité."
Tellement vrai!

   erratum   
30/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour, Hananke !
Je ne me sens pas apte à commenter, ne me considérant pas poète moi-même et novice sur Oniris...
Cependant, j'ai écrit depuis des décennies surtout des sonnets, forme que j'affectionne de par mon dilettantisme chronique, que j'ai rectifiés selon la prosodie que j'ai apprise tardivement, ce qui ne
m'empêche pas de commettre encore des erreurs d'étourderie...
Bref, je trouve cette poésie lyrique et bien tournée, émaillée de mots superbes, dans le strict respect de la prosodie...


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