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Chansons et Slams
leni : Irai-je un jour à Compostelle
 Publié le 16/03/13  -  16 commentaires  -  2120 caractères  -  213 lectures    Autres textes du même auteur

Peut-être à la Saint-Glinglin…


Irai-je un jour à Compostelle



Paroles Gaston Ligny
Musique et Chant Eric Lenoir

http://www.aht.li/2799256/340-irai_je_un_jour_a_compostelle.mp3


Il faisait froid, j’battais la s’melle,
Quand j’ai vu passer des pèl’rins.
Ils m’ont dit viens à Compostelle,
L’un de nous connaît le chemin.
Je leur ai dit je m’interroge
Car il faisait un temps de chien.
Je suis allé jusqu’à Limoges,
Compostelle était encore loin.

J’ai mis un cierge à saint Étienne,
Je suis reparti le lend’main,
J’ai traversé le pont d’la Vienne
Mais j’n’avais pas l’âme d’un pèl’rin.
Plutôt qu’d’aller à Compostelle,
Je suis resté en Limousin.
J’ai rencontré une Tourangelle,
Elle était belle comme mon destin.

Sur le plateau de Millevaches,
J’ai ouvert le bistrot du coin.
Et comme je voulais que l’on sache,
J’ai pris comme enseigne au pèl’rin.
J’y raconte l’histoire de saint Jacques,
J’en déballe et tout l’saint-frusquin.
À vrai dire c’est un peu saint Jacques,
Le patron du bistrot du coin.

Le dimanche de Quasimodo,
Moi aussi je sors mes reliques.
On dit qu’j’ai l’air un peu mystique.
On dit qu’j’ai l’air d’un rigolo,
Le soir je chante je joue d’la vielle,
C’est ma façon de travailler.
Le soir je chante, je joue d’la vielle,
Il n’y a pas de sot métier.

En finissant mon clafoutis,
Je pense que j’ai eu de la chance.
Chacun peut avoir ses croyances,
Avoir envie de pain béni.
On ne vit plus au Moyen Âge
Mais y a toujours des pèlerins
Qui s’arrêtent sur leur passage.
Pourquoi pas au bistrot du coin ?

J’ai réussi grâce à saint Jacques,
C’est ce que dit ma Tourangelle.
Elle dit même qu’un jour à Pâques,
Nous irons jusqu’à Compostelle.
Mais partir, ce n’est pas facile,
Peut-être qu’à la Saint-Glinglin.
Mais partir ce n’est pas facile,
Car qui tiendrait l’bistrot du coin ?


 
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   Damy   
26/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bravo ! Bel accompagnement musical, rythme entrainant et paroles mignonnes (ce n'est pas péjoratif: mignonnes comme une mignardise, sucrées comme une friandise pour la route). Bon, ça ne fera pas un tube mais on s'en fiche. Je la ferai écouter aux passants pour Compostelle, je suis sur la Voie de Vézelay, et ça leur donnera peut-être des idées pour investir dans mon village avant d'aller trop loin et qu'il ne soit trop tard.

À la seule lecture j'avais trouvé des passages un peu lourds:
J’y raconte l’histoire de Saint Jacques,
J’en déballe et tout l’Saint Frusquin.
ou encore:
Le soir je chante je joue d’la vielle,
C’est ma façon de travailler.
Le soir je chante, je joue d’la vielle,
Il n’y a pas de sot métier.
qui, à mon avis n’apportent pas grand-chose ni au sens ni au burlesque.
Mais chanté tout devient léger.

   Labrisse   
4/3/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Leni

Alors pour déroger à la règle que je m’étais pourtant juré « oh grand jamais » de ne pas trahir … eh bien me voila avec ta musique aux oreilles, en plein de choses Dylaniennes et country rock, de guitare ciselées que même Chris Spedding ne renierait pas (ce qui est un sacré compliment).

Ce poème/chanson a l’ambiance des road lyrics que nous les Frenchies avons du mal à ciseler en qualité acceptable alors que tous nos amis des Amériques, ouverts sur les grandes visions à de grands espaces les ont toujours bien réalisées, avec goût ; de Ginsberg- Kerouac et Steinbeck ou Irving pour la phraséologie débarrassée de bavardage et des types comme Dylan, et Cohen pour le coté chanson folk-rock quand même… à la guitare solo-rythmiques bien fichue.

Venons-en au texte, dont le fond est un road lyric, chrétien qui tourne…mal… pour Compostelle (par la perte d’un pèlerin). Mais qui par une curiosité d’un rebond de la vie amène notre héro à trouver une petite pépée et à fonder un bar au bord de la route de St Jacques… Pleins de petites trouvailles amusantes viennent décorer de leurs St Glinglin et autres clafoutis ou St Frusquin, cette défection kilométrique (qui ne sert plus a rien puisque le bonheur est la route elle-même) .

Bref, cher Léni, comme dirait Lao Tseu (à vos souhaits !) le plus long des chemins commence par un simple petit pas…Et ce poème est réussi par son côté chanson (le son est bien sans grosse prod qui sert à rien) avec une vraie gourmandise d’écrire et de raconter, dans un monologue amical, abordable, simple et apocopé correctement, avec une histoire qui tiens debout toute seule du début jusqu'à la fin.

Je serais vous je ferais vite un dépôt avant que les Renaud ou autres, en mal d’inspiration ne vous le pique … héhéhé !

Amitiés,

Labrisse.

   Pimpette   
6/3/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je reconnais cette voix, cette gaieté, ce rythme qui me met au coeur une sacrée bonne humeur pour la journée!

Tout ça est très simple (en apparence) et Saint Glinglin nous ramène en douce à Queneau,grand havrais de notre ville...

Pour être à Pâques à Compostelle....vous devriez vous mettre en route sans tarder!

   Iloa   
16/3/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
J'ai bien aimé cette chanson. Il y a de l'humour et puis Compostelle...ça parle à tout le monde.
Nous avons tous un pèlerin dans notre entourage.
Moi, j'en ai même un qui me parle de partir depuis 30 ans...c'est vous dire si je me sens proche de votre texte.
Je trouve la voix d'Eric Lenoir très agréable.
Un plus pour vous.

( Je croyais que le passage dans l'espace lecture était anonyme. Ce serait sympathique de votre part de nous offrir l'arrangement musical après la publication de votre texte...)
Ainsi, on aurait l'occasion de découvrir d'autres auteurs que vous.
;-)
50 textes en attente et vous vous passez toutes les trois semaines.
Quel succès !
;-)

   wancyrs   
16/3/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut Leni,

La mise en chanson est encore une franche réussite, et le texte, l'histoire de monsieur tout le monde qui se donne un objectif à atteindre, mais abandonne au premier obstacle. Qui ne s'est jamais senti dans la peau d'un individu à un moment de sa vie.

   troupi   
16/3/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Qui a dit que Dylan ne pouvait être qu'américain ?
Un texte avec la prétention d'être juste bien écrit.
La musique et la voix évidemment font partie de cette réussite.
A bientôt, vite, pour une autre chanson aussi entrainante.

   brabant   
16/3/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Léni,


Tout sonne juste dans cette chanson, au gramme près (unité de l'âme), Glinglin sur un plateau, Jacques sur l'autre, Compostelle pile sur l'aiguille, le Limousin vaut bien la Galice, et une Tourangelle une Limousine :D

Beaucoup d'humour et de dérision de bon aloi. La Foi comme je l'entends !

Je me convertis :)


La musique et l'interprétation sont pétillantes et savoureuses de malice :))))))))))))

   Alexandre   
16/3/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut les Ménestrels ! P'têt ben quelques p'tites lourdeurs, à moins que ça ne soit que des coquilles (ce qui serait logique du côté de Compostelle) dans les paroles mais vite gommées à l'interprétation et c'est bien ce résultat final qui compte... Au fait, si vous cherchez quelqu'un pour tenir le bistrot du coin, ça marche pour moi ! J'attends votre date de départ...

Encore une chanson qui va faire le tour du monde...

Bravo à tous les deux !

   funambule   
16/3/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un pèlerinage... sourire en coin... qui malgré l'arrêt "conjugal" de nôtre héros commet la performance de garder intactes les valeurs humaines de cet acte fusionnant foi et fraternité. Qui, mieux (en dehors de son talent) qu'Eric Le Noir en est dépositaire?

J'aime beaucoup l'aspect "facile" du texte, mêlant une certaine érudition à la simplicité humaine dans un équilibre parfait... ou l'art de ne pas nous prendre pour des idiots sans s'engager dans le labyrinthe controversé de la métaphysique!

Loin de ces chemins, quelques rencontres au fil du temps m'en ont fait caresser l'esprit... que je retrouve ici, à peine dissimulé, sous la malice de l'auteur.

J'ai envie de dire que si pour la plupart des gens (dits normaux) cette quête est (et restera) une abstraction, cette chanson sait, par le grand talent des deux intervenants, nous mettre dans la confidence comme un roman aurait pu le faire. Le souffle de l'écrivain est là... mais que serait-il sans un Eric Le Noir répondant du tac au tac?

Bravo aux deux artistes!

   Anonyme   
16/3/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Leni,

Je te le dis tout de suite, on a plus de chances de se croiser à Amsterdam qu'à Compostelle.
Tu ne peux pas savoir comme je suis fier de toi d'avoir sombré dans le stupre et la bombance à la première occasion.
Les voyages trop longs ça fatigue. Il paraît que certains y perdent la foi en chemin, jetant en pâture aux belles limousines deux millénaires de prières inabouties. Une tourangelle t'a ouvert les yeux, Leni. Puisse une charolaise t'empêcher un jour de les refermer.

J'aime ta foi de limonadier. Je perçois mieux l'objectif à atteindre. Quand je te lis, Leni, je sens la soif monter comme une tentation du dieu Bacchus, et lui au moins ne me demandera jamais de lutter contre elle ni de faire pénitence.
Par contre, fais quand même gaffe avec ta tourangelle. Sur la fin j'ai comme l'impression qu'elle pourrait bien te rouler dans la farine. Je ne te pardonnerai que si tu en tires une chanson d'adieu sans aucune pitié. Mais j'ai bien peur qu'il soit trop tard, une figurine a remplacé une icône.

Bon, sinon, j'ai beaucoup aimé l'interprétation très virile d'Eric Lenoir, à maintenir au garde-à-vous toutes celles qui voudraient quitter le troupeau. C'est un berger comme lui qu'il me faudrait pour ma vitrine d'Amsterdam.

Elle est bonne, Leni, ta piquette; elle est généreuse et bien charpentée, ta soubrette. Il va me falloir beaucoup de patience avant le prochain gorgeon.

Un client anonyme du Saint Jacques.

   bipol   
16/3/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Ce qui est exceptionnel dans le texte c'est sa structure

La structure je dirais plus la sculpture de chaque mot

Et l'architecture de l'ensemble

Ce qui n'a évidement pas échappé à Eric l'artiste qui en a fait une si belle chanson

Il se dégage des mots de Léni une profonde humanité qui n'a d'égale que les notes d'Eric

Tous deux sont de la veine des grands chapeau

   Anonyme   
16/3/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
La foi n'a pas eu le dessus. Mais elle avait à lutter contre une belle Tourangelle ! C'est quand même plus concret hihi.
Et puis, de passer au bistrot du coin permettra à certains de repartir plus instruits; donc des b.a. chaque jour.
Reste que ce n'est pas l'ectoplasme de St jacques qui va tenir la boutique si vous partez en pélerinage !!

Toujours des idées grandement originales pour tes textes. Bravissimo.
A cela vient s'ajouter l'incontestable talent de Eric ( que je salue amicalement au passage ) pour en faire une chanson qui tient fort bien la route....si je puis dire.

   fouzh   
16/3/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
une epopée gastounet burlesque ou les mots jouent avec le méme plaisir que l ont a,a ecouter cette ballade country de l ami
eric
des trouvailles a gogo,sur se raod movies ou les images s'anime tres clairement devant mes yeux
les fréres cohen en tireraient a coup sur de quoi faire un bon film

bravo mon gastounet

   Pouet   
19/3/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Un petit texte ma foi bien sympathique et bien rythmé même si j'avoue que ce n'est pas le genre de musique que j'écoute.

Vouloir partir à Compostelle et ouvrir finalement un bistrot, voilà un rebondissement bien trouvé.

Sans être émerveillé non plus comme semblent l'être certains commentateurs, je me suis laissé prendre par ces vers simples, par cette petite histoire qui, j'ai trouvé toutefois, manque un peu de modernité dans l'expression.

Cordialement.

   Mona79   
22/3/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sympa cette chanson, ça donne envie d'aller péleriner dans ton bistro l'ami ! Compostelle est trop loin, mais le Limousin c'est tout près de chez moué !

Alors... à bientôt, Léni !

   Ioledane   
27/3/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est une jolie histoire, agréablement dépeinte et empreinte d'une simplicité et d'un humour que j'apprécie.

"J’ai rencontré une Tourangelle,
Elle était belle comme mon destin" :
tout simple et touchant, à l'image de ce texte.

J'ai bien aimé la fin, aussi, joliment trouvée.


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