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Poésie contemporaine
Pieds-enVERS : La ka'maʀgɔ
 Publié le 25/03/18  -  10 commentaires  -  782 caractères  -  162 lectures    Autres textes du même auteur

Il y aurait tant à dire... des lieux chargés de traditions, jadis dédiés à la déesse égyptienne Isis ! Et c'est en Camargue qu'accostèrent depuis une barque Sara la noire et les Trois saintes Maries... mais c'est une autre histoire.


La ka'maʀgɔ



L’aube rougit le front de nos marais salants,
C’est l’heure où tu t’en vas cueillir la fleur salée
Lors que flâne l’amour dans sa robe froissée
Et que le tamaris vient frissonner l’étang.

Dans les roselières le rose des flamants
Vient marier l’aigrette au blanc de sa livrée,*
Que cet instant m’est doux, et je me sens grisée
Quand ta main effleure mon grain de peau brûlant.

La Camargue s’ébroue et sa terre vient boire
Au cœur des marécages, au creux de son histoire,
Au galop des chevaux crinière blanche au vent.

Au bouquet capiteux son vignoble des sables
Se vêt de pampres d’or, éclaboussant les tables
D’un vin philtre d’amour qui coule dans mon sang !


* Plumage


 
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   Mokhtar   
6/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Joli texte avec des images évocatrices.J'aime bien la troisième strophe.
L'E muet de marécages sera refusé des stylistes. Moi il ne me gêne pas à la césure, quand il y a virgule.
Par contre "le rose dans les roselières" pourrait être revu. Et j'aurais personnellement remplacé "d'un" par "du" dans le dernier vers.
Merci

Mokhtar en EL

   papipoete   
12/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
contemporain
je ne sais si l'orthographe du titre est voulue, mais je ne vois pas la subtilité .
l'aube sur les marais de Camargue, joue avec le rose des flamants, et la vie s'ébroue au galop des chevaux blancs , et sur la table des vignerons, on dispose pour le repas à venir, un " philtre d'amour " ...le vin des sables
NB les environs d'Aigues-Mortes sous votre plume, se font enjôleurs, et l'on vit avec Vous ces moments du matin, qui s'allument avec bonheur !
les 2e et 3e vers sont délicieusement croqués, et le second tercet flatte à merveille le " vin des sables ... "
je remarque :
au 8e vers......11 pieds
au 10e vers.... 13 pieds
2 petites choses si faciles à corriger, pour obtenir un " néo-classique " !
papipoète

   BeL13ver   
13/3/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ce texte est mélodieux, et je pense, peut se lire "avé l'aquesent". On en profite mieux ainsi, à mon sens.

L'auteur évoque, à mon sens, avec des images très symboliques la rencontre entre le Rhône et la Méditerranée, de même qu'une relation amoureuse. Ce sonnet presque régulier est lisible d'une traite, délicat, raffiné. La pauvreté des rimes m'évoque la simplicité, comme la plus grande richesse de ces lieux plutôt bien préservés. Un très joli moment de poésie, intense, et lyrique.

BeL13ver, en Espace Lecture

   Hananke   
25/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Un beau texte contemporain, donc je ne m'attarderai pas sur la forme
ou la pauvreté de la rime.
Mais je savourerai les belles images de ce poème, surtout dans le
premier quatrain.
Le reste devenant plus tortueux au fil de l'avancée de la lecture.
Je pense que le dernier vers aurait du être énoncé autrement
pour posséder plus de force.
Un bon ensemble, une lecture finalement plaisante pour ce dimanche
de changement d'heure.

   Robot   
25/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Nous sommes prévenus, contemporain, inutile donc de s'arc-bouter à prononcer des alexandrins.

A lire comme un libre rimé, en recherchant ce qui manque à ce texte, une ponctuation. La lecture libre qui ici est plutôt agréable. De belles visions naturelles soutenues par quelques belles images stylistiques et métaphores adaptées.

Un bon moment de lecture. Mon passage préféré, le 1er tercet.

   PIZZICATO   
25/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien
En prime, la transcription phonétique du nom provençal.

Difficile de décrire la Camargue en un sonnet.
Mais les images sont intéressantes avec un premier tercet qui a ma préférence.

Par contre cet " instant " amoureux ne me semble pas apporter beaucoup à ce texte.

Une agréable lecture.

   SaintEmoi   
26/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
Quelle belle évocation de la Camargue.
La fluidité de la lecture rend les images d'autant plus efficaces.
Je suis d'accord avec PIZZICATO, l'instant d'amour n'apporte rien à la beauté de la description. Il apporte néanmoins une chose peut être, selon moi : c'est que si vous vantez si bien le charme de la CAMARGUE, vous ne voulez manifestement pas que nous venions y déranger ces intimités.
Mais nous viendrons quand même !

   troupi   
26/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Pieds-enVERS

L'écriture est assez fluide et la Camargue assez bien retranscrite à travers vos vers mais une seule question : Où sont les taureaux ???
Partant d'un sonnet il est bien évident que toute la multiplicité de la Camargue ne peut être évoquée mais les taureaux et les chevaux sont bien plus représentatifs de ce delta du Rhône que le vin des sables qui entre nous n'est pas mauvais mais apparu quelques milliers d'années après les animaux emblématiques que sont les taureaux.
Le premier tercet a ma préférence mais je ne comprends pas vraiment sa construction.
Tel qu'il est construit il me semble que "sa terre vient boire au cœur des marécages." OK, logique.
Ensuite elle vient boire " au creux de son histoire" Bon métaphoriquement je trouve plutôt intéressant que la terre puise (boive) dans les tréfonds (creux) de son histoire.
Mais ensuite "Au galop des chevaux crinière blanche au vent." Là je ne comprends plus. J'ai du mal avec cette image de la terre qui s'abreuve au galop des chevaux. Même si nous sommes en poésie.

Peut-être que j'aurais construit le tercet ainsi :

"La Camargue s’ébroue et sa terre vient boire
Au cœur des marécages. Au creux de son histoire
Le galop des chevaux crinière blanche au vent.

Évidemment deux phrases deux sens, mais le galop des chevaux
est de cette façon implanté dans les temps anciens ce qui est vraiment le cas depuis des millénaires.

J'espère que vous ne m'en voudrez pas de cette intrusion dans votre texte, c'est juste que je suis un vieil amoureux de la Camargue et puis peut-être que pour le premier tercet vous avez une explication rationnelle qui m'a échappé, choqué que je suis par l'absence des taureaux.

Bonne journée.

   Vincendix   
26/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Pieds enVers
Un plaisir de vous retrouver, à plus forte raison avec un sonnet aussi évocateur.
La Camargue est un lieu exceptionnel, hors du temps et ces quelques vers résument ce qu’elle représente, ce qu’elle offre aux visiteurs. Les flamants roses, les chevaux sauvages, le sel et les roseaux, les marécages et le sable, ne manquent que les taureaux.
Le petit supplément personnel et sentimental s’intègre bien dans cet hommage
Vincent

   Lulu   
26/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Pieds-envers,

Je ne connais pas bien la Camargue, mais vous m'en donnez une belle représentation personnelle.

Les couleurs roses, dominantes, avec "l'aube [qui] rougit" et "le rose des flamants" font rêver...

Je trouve que votre poème est très musical, berçant et fort plaisant. Les images se conjuguent à merveille avec le rythme régulier des vers dans ma lecture. Ce ne sont pas les rimes qui m'ont touchée, mais les tournures des phrases qui mettent vraiment en valeur les images. A ce titre, j'adore votre première strophe, notamment pour cette idée d'aller "cueillir la fleur salée" ou celle d'une "robe froissée" d'un amour personnifié (l'amour flâne). Cela donne le ton du poème qui, par la suite, ne déçoit pas.

L'ensemble me semble doux, et me donne envie de voyager...

Au plaisir de vous relire.


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