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Poésie libre
Stephane : Caresses au clair de lune
 Publié le 23/12/18  -  11 commentaires  -  289 caractères  -  237 lectures    Autres textes du même auteur


Caresses au clair de lune



La lune est pleine
Dans les tranchées la coulée boue
La nuit scintille et sous la voûte
Suintent les corps entremêlés
Brisés
Et les mains blêmes
Recouvertes de sanguines
Figées
Par le froid cadavérique
Ne caresseront plus jamais
Tes joues


 
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   Corto   
5/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Difficile de se faire une idée sur le sens de ce très court poème.
On se penche en pleine nuit sur le désastre d'un massacre: "La nuit scintille et sous la voûte/Suintent les corps entremêlés".
L'expression "sanguines" laisse songeur.
La mort a fait son oeuvre et les "mains blêmes.../Ne caresseront plus jamais/Tes joues".
Ce poème trop succinct aurait mérité une "mise en scène" plus développée pour faire adhérer le lecteur.
Une autre fois peut-être?

   Vincente   
6/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Belle délicatesse du regard, belle adresse de la plume. J'ai beaucoup aimé la juste attention que porte votre texte. Onze vers pour dire cette mélancolie qui implacablement vient rappeler l'amour du (de la) disparu(e). Chaque vers est plein de son sens, utile, rien ne semble superflu, tout est important dans ces quelques mots.
Je me pose cependant une question : "ces corps entremêlés..." sont-ils ceux d'un charnier génocidaire (vu sur une représentation graphique par exemple) ou leur allégorie pour évoquer l'arrivée du défunt parmi les morts ?
J'ai beaucoup aimé "la coulée boue". Et puis cet épilogue dans les deux derniers vers qui appuie de tout son sens.

   Anonyme   
23/12/2018
Bonjour Stephane,

Le texte est-il arrivé trop tard au concours 14/18 ?

Pas grand-chose à dire de si peu de mots. Parfois ils suffisent à transcender la tragédie, parfois ils ne font que la décrire. La dysharmonie coulée boue n’est même pas imitative, on ne l’entend pas couler comme elle devrait. Un clic déclenché en passant par un narrateur étranger pressé d’en finir. Le ton détaché m’a tellement refroidi que je n’aurais pas été surpris de trouver un dernier vers du genre : « Bien fait ! »

FrenchKiss

   PIZZICATO   
23/12/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Au titre presque romantique succède un tableau macabre.
Les " corps entremêlés " me font plus penser à un charnier que des soldats morts dans une tranchée.

" Ne caresseront plus jamais
Tes joues " Je n'ai pas compris à qui cela s'adresse.(?)

Un texte abscons, à mon avis, qui n'a pas eu mon adhésion.

   papipoete   
23/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
bonsoir Stephane
Ce poème semble bien court ( mais en même temps trop long ) pour évoquer une vision désespérante, qui n'inspire pas à des " caresses au clair de lune ", bien que je conçoive l'idée du poète !
Je vois davantage un flash dans la nuit, dans la campagne de Verdun, dont l'éclair foudroie le regard...

   Raoul   
23/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,
Un court poème, comme un écrit du type Hayku où se juxtaposent des visions qui vont jusqu'à la sensation finale. J'aime assez, c'est vif comme un croquis.
Ze bémol est sur le "sanguine". Pas assez sanguin. L'image qui nait est un pastel fade car pour moi, visuellement, la technique très XVIII ieme. me fait plus penser aux petits portraits de jeunes filles en fleurs et de nouveaux nés qu'aux barbaries des tranchées; du coup, on se retrouve avec une fadeur en plein texte. Vraiment dommage, car la rencontre blessure / sentimentalité fonctionnait plutôt bien.
Le titre est tout de même un peu...
Merci pour cette lecture.

   Stephane   
23/12/2018

   josy   
24/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
dans les tranchées ....on ne peut plus caresser les joues de l 'être aimé........mains cadavériques dans le tourment de la guerre.....voilà ce que j ai compris ....j 'aime particulièrement le ton qui dit le plus joliment possible ce triste événement.._______________

   Donaldo75   
24/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Stéphane,

Je me suis dit, à ma première lecture, que ce poème avait peut-être été une tentative de réponse au dernier concours. Et puis j'ai lu ton post sur le forum.

Pour ma part, j'aime beaucoup les poèmes courts parce qu'ils demandent plus d'impact que les autres, du fait qu'ils n'ont pas la longueur nécessaire pour développer le thème. Et le tien a de l'impact, à l'instar d'un tableau. Il frappe par son image presque figée, dure, réaliste. Même le découpage participe à cet impact.

Bravo !

Don

   Lulu   
25/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Stephane,

J'ai été très touchée par ce poème que je trouve très percutant. Ils images sont là, à partir de ces mots qui ont une belle puissance d'évocation.

J'ai juste buté sur le second vers avec "la coulée boue" et j'ai beau avoir relu, je m'y suis heurtée encore… C'est dommage, car l'ensemble est impeccable, et je ne doute pas que vous ayez bien choisi tous vos mots, y compris ceux-là…

Bonne continuation.

   hersen   
27/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un titre qui renforce le poème à contrario. J'aime beaucoup quand le titre a un rôle dans le poème, ce qui n'est pas toujours le cas.

J'aime beaucoup tes vers libres, des vrais.
En fin de lecture, il me reste une image, sanguine, avec tous ses sens.

Tu as su créer une vérité, par un poème court qui va droit au but et qui, cependant, est chargé d'images.

Du beau travail ! merci;


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